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« La récession contraint la France à accélérer ses
réformes » vient de répéter le quotidien financier
« Les Echos ». Invité au congrès socialiste SPD
allemand, Hollande a dit exactement la même chose en
présence d’A. Merkel également invitée qui l’a approuvé
chaleureusement.
ATTALI, économiste éminent du PS et ancien Conseiller
de Sarkozy (l’un n’empêche pas l’autre) annonce lui aussi
que « le gouvernement doit accélérer le temps et qu’un
« choc de réformes » doit intervenir tout de
suite.
Tous et toutes sont entièrement d’accord sur ces
réformes socialistes ou autres. Leur couleur politique
n’intervient pas quand il s’agit d’assurer le maintien et
le développement du capitalisme. Ces
« réformes »
concernent avant tout les salaires, les retraites,
la sécurité sociale, le service de santé, l’enseignement,
l’emploi, celui des jeunes en particulier… Pas une seule ne
frappe le patronat
et la finance, au contraire. MOSCOVICI, Ministre
socialiste de l’Economie et des Finance, refuse de toucher
aux salaires des patrons, « la finance est essentielle
à l’économie » affirme-t-il.
Le gouvernement socialiste est en train de balayer le
socle de lois et de règles, le code du travail qui garanti
un minimum de droits au salarié, leur permettant de se
défendre contre leurs exploiteurs. Le lieu de création du
droit devient l’entreprise. La légitimité devient le
contrat de travail représenté par le chef d’entreprise et
signé par les syndicats majoritaires.
Sous l’égide du gouvernement une conférence
« sociale » doit se tenir les 20 et 21 juin avec
les directions confédérales nationales des syndicats et
le MEDEF. La façon dont elle se prépare montre bien
ce que les uns et les autres veulent en faire :
adopter de nouvelles mesures permettant d’assurer aux
employeurs capitalistes une part bien plus élevée que celle
qu’ils prélèvent actuellement sur le travail des salariés
et retraités, sur le peuple. Comment se prépare cette
conférence ? Les dirigeants de la CFDT et du MEDEF
multiplient déjà les réunions communes afin de présenter
ensemble des propositions similaires. Les dirigeants de la
CFDT qui appellent cette collaboration honteuse du
« syndicalisme de proposition », ont refusé une
fois de plus de tenir avec la CGT une réunion préparatoire
à cette conférence des 20 et 21 juin.
La CGT qui a réuni son Comité Confédéral National
(CCN), persiste au nom d’un
« syndicalisme rassemblé » avec la CFDT à
n’entreprendre aucune action d’envergure pourtant indispensable
actuellement, en particulier au plan national. Le 29 mai,
La CGT, la CFDT, la CFTC, l’UNSA, dans une déclaration
commune, s’inscrivent dans la démarche de la CES qui
s’inscrit dans l’Europe comme partenaire. Elles appellent à
un rassemblement à Paris le 19 juin. Il n’est surtout pas
dans l’esprit de la CES de faire du 19 juin une grande journée d’action à l’échelle
européenne.
On rentre dans une phase d’accélération et
d’amplification des réformes qui pousseront toujours plus
loin les reculs sociaux pour répondre aux exigences du
capital.
C’est le développement des luttes qui s’impose
partout. La lutte tous ensemble, le rassemblement, l’union
du peuple dans la lutte contre le capital. C’est la seule
perspective réelle, celle que vous propose « Communistes ».
° ° °
Mardi
au siège du MEDEF s’est tenu un grand raout avec les
dirigeants des 3 organisations patronales (MEDEF – CGPME –
UPA) et ceux de 3 centrales syndicales (CFDT – CFTC – CGC).
L.
Parisot exultait : « certains disent qu’on n’
aboutit à rien par le dialogue social. Aujourd’hui les
organisations syndicales admettent que la culture
entrepreneuriale est fondamentale ». A ses côtés,
Laurent Berger le secrétaire général de la CFDT a haussé
les épaules quand on a évoqué l’absence de la CGT et de
FO : « cela ne nous affaiblit pas » a-t-il
dit.
Sans
commentaire.
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