|
Partout dans ce monde capitaliste, la situation de la
jeunesse est intolérable. Le constat est accablant
La France compte plus de 6 millions de chômeurs
toutes catégories confondues. Chaque jour 1.000 emplois
disparaissent. Comment les jeunes peuvent-ils trouver du
travail dans de telles conditions? Plus
de 800.000 jeunes de moins de 25 ans, plus du quart des moins de 25 ans
(26%), sont au chômage.
En Europe, 5.700.000 jeunes de moins de 25 ans,
soit 23,5% des moins
de 25 ans, sont au chômage. Dans le monde, selon l’OIT
(Organisation Internationale du Travail), 75 millions de
jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi.
Le journal « Le Monde » publie une
statistique du « Conseil Economique sur l’emploi des
jeunes non qualifiés » : parmi les 1.900.000
jeunes français de 15 à 29 ans qui ne font pas d’études
(ils sont sortis du système scolaire), ne sont pas en
formation et n’ont pas d’emploi, 900.000 sont découragés de
tout, ne cherchent pas d’emploi parce qu’ils vivent et
voient autour d’eux, leur famille, leurs copains qui ne
trouvent pas de travail, ou ont un petit boulot provisoire
mal payé et sont exploités honteusement.
« Ces jeunes dès le départ sont passés à la
moulinette de l’éducation nationale » dit un
responsable de mission locale. Ils ne rejettent pas le
travail mais ils voient qu’ils n’ont aucune chance dans ce
système. Ils n’ont et pour cause, aucune confiance dans les
institutions, ils rejettent ce système qui les broient.
Le Vice- Président de Mc Donald France confirme
dans un Journal du
dimanche : « sur les 400.000 candidatures que
nous recevons chaque année, il y a une proportion de plus
en plus grande de jeunes avec le BTS ou des diplômes
universitaires » !
Voilà ce que cette société offre à la jeunesse :
des petits boulots, des emplois précaires, la
déqualification, les bas salaires, le chômage,
l’impossibilité de se loger, de se construire un avenir.
Où est la racine du mal ?
Pourquoi cette situation insupportable faite à la
jeunesse ?
Le système capitaliste qui domine le monde entier n’a
qu’un seul objectif,
la recherche du profit maximum qui est le moteur de son
existence et de son développement. Pour faire du profit, il exploite toujours plus
les peuples, il impose sa domination. Ceci par tous les
moyens. Des capitaux énormes, des milliers de milliards,
produits du travail des salariés, ne sont pas investis dans
le secteur productif jugé pas assez « rentable ».
Ces capitaux affluent dans le secteur spéculatif. Chaque
année c’est la valeur de 10 fois le PIB (Produit Intérieur
Brut) mondial (56.000 milliards de dollars) qui vont à la
spéculation. Ils alimentent une énorme bulle financière qui finit
par craquer comme on l’a vu avec dernière crise mondiale du
capitalisme qui s’est déclenchée en 2008 et dure
aujourd’hui.
Depuis 20 ans en France, les grands groupes
capitalistes se sont concentrés, mondialisés Ils ont le contrôle total
de la production, de l’économie, de la finance. Les
gouvernements successifs – droite, PS et alliés- qu’ils
ont mis en place,
ont tout privatisé, ils ont accompagné la
désindustrialisation (voir le textile et la sidérurgie).
Rien que depuis 2009, la France a perdu plus de 1.000
usines. En même temps ils suppriment des dizaines de
milliers d’emplois,
attaquent tous les droits acquis, les salaires, les
conditions de travail, pour faire le maximum de profit.
Exploiter de la main-d’œuvre à bas prix, en France et
partout dans le monde où c’est possible pour lui, voilà
l’objectif unique du capitalisme.
Hollande
prépare de nouvelles réformes antisociales qui toucheront
tout le monde (retraites, Sécurité Sociale…) Il a fait
voter par le Parlement une loi qui adapte l’enseignement et
la recherche aux besoins du capitalisme
La jeunesse est la première victime de
cette politique
Hollande a même déclaré « l’Etat
d’urgence ». !
De quoi s’agit-il ?
La première « arme antichômage » du
gouvernement Ayrault : les « emplois
d’avenir » essentiellement subventionnés par les fonds
publics, destinés aux collectivités locales, aux
associations et qui vont être ouverts au privé et des
« contrats de génération » (tutorat d’un jeune
par un salarié sénior).Derrière tout ça de rares embauches
à des salaires dérisoires qui vont peser sur l’ensemble.
Dans le même temps, le gouvernement laisse supprimer
des dizaines de milliers d’emplois, fermer des entreprises,
lui-même continue à supprimer par milliers des emplois dans
ce qui reste de fonction publique. Ce n’est pas comme ça,
en réduisant les salaires, le retraites, en baissant le
pouvoir d’achat qu’on va donner du travail à la jeunesse.
En Europe, le plan Hollande Merkel prévoit d’allouer
des crédits qui
pourraient aller jusqu’à 60 milliards aux
entreprises si elles s’engagent à recruter des jeunes payés
presque rien. Ce sont les patrons qui vont se réjouir, les
gouvernements leur offrent des milliards pour exploiter
encore plus massivement la jeunesse. C’est ce que Michel Sapin
Ministre socialiste du travail nomme « une belle idée
commune » qui est la « garantie de la jeunesse ».
On connaît les résultats des plans « antichômage
des jeunes » établis par des gouvernements de droite ou de gauche depuis 35
ans :
Qu’il s’agisse des TUC (travaux d’utilité collective)
de Fabius en 1984 – les CIP (contrats d’insertion professionnelle)
d’E. Balladur en 1993, CDD pour les moins de 26 ans payés à
80% du SMIC – les emplois jeunes (d’une durée de 5 ans) de
Jospin.
Le mal n’a pas reculé au contraire il s’aggravera
encore beaucoup plus
avec le plan Hollande- Merkel.
La France est une grande nation qui a les moyens, de
promouvoir une grande politique d’éducation nationale, de
créer dans tous les domaines des millions d’emplois.
Elle a les moyens d’une grande
politique de développement économique et social au service
du peuple, une
société où la jeunesse pourrait non seulement trouver sa
place et vivre mieux mais apporter toute sa capacité pour
assurer l’avenir du pays.
Ces moyens sont détournés par le capitalisme. Si des
centaines de milliards détournés vers la spéculation
allaient à l’investissement utile, à la recherche, il y
aurait du travail pour tous les jeunes et pour tous les
chômeurs actuels...
Stop au gâchis actuel, stop à cette
société qui sape la vie de la jeunesse, son avenir et
l’avenir de notre société.
Dès aujourd’hui, il faut réclamer la
nationalisation de tous les secteurs clés de l’économie et
leur gestion démocratique par le peuple, au service du
peuple.
Il faut mener ensemble la lutte politique contre le
capitalisme et tous ceux qui le servent, la lutte pour abattre
le capitalisme et construire une autre société, débarrassée
de l’exploitation. Une société au service du peuple, qui
développera une politique de coopération dans le monde
entier. Une politique de paix, une société socialiste.
Il ne faut pas se laisser détourner par les fausses
solutions, que
prônent tous ceux à droite et à gauche qui refusent
de s’attaquer à la
cause du mal : le capitalisme qui exploite.
Lutter contre le capitalisme jusqu’à
l’abattre est la seule perspective réelle aujourd’hui pour
la jeunesse, celle que propose « Communistes ».
Les jeunes ont toute leur place dans
notre parti révolutionnaire pour mener ce combat ensemble.
Nous les appelons à nous rejoindre.
|