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Nous avons dénoncé l’accord signé
par les organisations syndicales CFDT, FO, CFTC, CGC et la
direction de Renault portant sur la suppression de 8.250
emplois d’ici 2016.
Dans les usines et services c’est d’une véritable
hémorragie qui se
met en place. Bloquée depuis des années l’embauche de
jeunes fait que la pyramide des âges est particulièrement
élevée.
Ainsi c’est environ 30% du personnel dans chaque
établissement qui est en mesure de partir. Qui restera pour
sortir les voitures ? Les coûts fixes de production
vont grimper ce qui justifiera à terme la fermeture de
l’usine ou du service. Pas rentable dira Renault.
60.000
Nissan par an à Flins ?
Monsieur Montebourg qui a félicité la direction de
Renault pour ce plan, en remet une couche en visitant
l’usine de Flins en compagnie de C. Goshn. Il s’est bien gardé bien de lui poser la
question : si ces voitures sont réellement fabriquées
qui les fabriquera ?
Car les promesses pour cette usine n’ont pas manqué
dans le passé. La fabrication des voitures électriques
devait s’accompagner de la fabrication de la pièce
essentielle : la batterie. Un atelier a même été
préparé pour cela. Il est toujours vide. Les batteries
viennent toujours du Japon. Ils ont raison « les
Nissan on y croira quand on les verra » disent des ouvriers. Ils
ont raison.
Marge ou
volume.
Chez les vendeurs de voitures les délais pour obtenir
une Sandero, une Captur, une Clio 4, un Duster sont de
l’ordre de 5 à 7 mois. Et encore il ne faut pas que le
client soit attaché à une couleur ou des options
particulières. Certains vendeurs refusent même de prendre
les commandes nouvelles.
La raison ? Simple, les usines de Roumanie et de
Turquie qui fabriquent ces modèles en vogue sont saturées
et ne peuvent produire d’avantage.
Alors pourquoi ne pas transférer en France une partie
de cette production ?
C. Goshn a donné la réponse il y a quelques
mois : Une Clio fabriquée en France rapporte 300
euros. La même fabriquée en Turquie en rapporte 1.500.
La paie d’un salarié de Renault en Turquie est 5 fois
moindre qu’en France. Ceci explique cela.
Au diable
l’emploi, seul le profit compte. Le capitalisme est aussi
simple que cela. C’est ce que nous combattons. Venez nous
rejoindre dans ce combat
Sous l’en tête de la CFDT au techno-centre Renault de
Guyancourt un responsable d’un service s’adresse à sa
hiérarchie en date du 30 avril 2013 :
« Nous souhaitons attirer votre attention sur
les conséquences relatives d’une part à la réduction des
effectifs et d’autre par à la réorganisation de
l’ingénierie. »
Il s’inquiète de la montée du stress et de
l’inquiétude dans une partie du personnel et demande quelles
dispositions cette hiérarchie compte prendre « quant
à leur bien être et la confiance en l’avenir. »
La CFDT, la CGC et FO
viennent de conclure « l’accord de
compétitivité » avec la direction de Renault. Seule la
CGT s’est déclarée « farouchement contre ».
L’encre de l’accord à peine sèche les conséquences
concrètes se font sentir. Espérons que ce responsable
n’aura pas manqué d’envoyer un double de sa lettre à la
direction nationale de la CFDT pour qu’elle en prenne de la
graine.
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