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Clément
Méric, un jeune de 18 ans qui avait toute la vie devant
lui est mort après une altercation entre 4 jeunes
militants antifascistes et un groupe de skinheads
d’extrême droite qui arboraient des tatouages et des sweat-shirts
avec des croix gammées.
Celui qui a avoué avoir porté le coup mortel est
à peine plus âgé, 19 ans.
Assassiné en plein Paris à 18 h. L’émotion est
grande et légitime. La condamnation est générale.
Le principal suspect du meurtre a été interpellé
avec 3 autres personnes.
Dissoudre ces groupements :
Le gouvernement annonce qu’il va entreprendre une
procédure de dissolution. Une loi de 1936 – article
L212-1 du code de Sécurité intérieur, le permet. Depuis
1936, 57 décrets ont visé 90 groupes. Mais ces groupes
se reforment sous d’autres appellations. Ce n’est donc
pas suffisant, il faut aller beaucoup plus loin.
Comment stopper cette haine, cette violence gratuite ?
On devrait s’interroger. Ce drame n’arrive pas
dans un climat serein. Au contraire, en France la violence
est quotidienne et partout :
-Violence contre les salariés jetés au
chômage par des entreprises
multinationales qui réalisent des milliards de profits
et pour cela ferment des usines, suppriment des
milliers d’emplois.
-Violence contre les militants syndicaux condamnés
par la justice française avec l’aval du gouvernement,
arrêtés comme les 5 de Roanne parce qu’ils défendent
les droits des salariés.
-Violence contre des centaines de milliers de
jeunes dont l’avenir est sacrifié, à qui l’on n’offre
comme perspective que le chômage ou des petits boulots
mal payés.
-Violence de l’exploitation qui jette dans la
misère des millions de gens en France, des milliards
d’êtres humains dans le monde.
-Violence des guerres dans le monde perpétrées pour imposer la
domination capitaliste, dont les peuples sont les
victimes.
Pour stopper cet engrenage, il faut lutter contre
la violence de cette société qui se nomme
l’exploitation et contre ceux qui la pratiquent, les
capitalistes. Ce n’est que comme cela qu’on pourra
construire une société de justice, de paix et de
tolérance où chacun
trouvera sa place.
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