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N°307  Semaine du 08 au 14 juillet 2013

 

11 juillet 2013

 

Egypte : le peuple lutte plus fort,

les capitalistes cherchent la parade

 

 

 Deux ans et demi après avoir renversé Hosni Moubarak, le peuple est une fois de plus descendu dans la rue. Manifestations historiques pour exiger la chute du président islamiste Mohamed Morsi et des frères musulmans, 17 millions de manifestants.

Le nombre de grèves et de protestations qui n’a cessé depuis 1 an s’est accéléré ces dernières semaines (2400 manifestations ou grèves).

Morsi soutenait sans réserve la guerre impérialiste en Syrie pour renverser le président Bachar al-Assad. Il soutenait « matériellement et moralement » l’opposition islamiste en Syrie.

Pendant que les grands groupes capitalistes s’enrichissent comme on ne l’a encore jamais vu en Egypte, le peuple doit vivre dans des conditions les plus difficiles qui s’aggravent de jour en jour.

L’Egypte est un gros exportateur de pétrole, de gaz naturel et de produits finis. Son sol recèle d’énormes richesses. Elle a pourtant accumulé une « dette extérieure » de plus de 35 milliards de dollars, elle paie des intérêts d’un milliard de dollars annuels. Elle est sous la coupe des USA, du FMI et des monarchies du golfe… une vis sans fin qui étrangle 85 millions d’égyptiens, dont la moitié vit dans des conditions de pauvreté.

Le Parti Communiste égyptien « lance un appel pour que la priorité absolue soit donnée à la réalisation des revendications des classes laborieuses, à leur droit à vivre dans la dignité et la sécurité ». Ce n’est pas ce qui se passe actuellement, c’est même le contraire. Quels sont ceux qui « soutiennent » l’action du mouvement populaire et jusqu’où va leur soutien ? Tous, la bourgeoisie égyptienne, les islamistes, les libéraux dirigés par Elbaradei, les pseudo gauches, sont tous sous la dépendance du capital et sont entièrement soumis aux puissances impérialistes. Toutes ces forces politiques n’ont qu’un seul objectif : la défense de la propriété capitaliste et leurs liens avec l’impérialisme, ils sont prêts à plonger l’Egypte dans un bain de sang pour garder leur pouvoir.

L’armée ? Financée par les Etats-Unis, elle élabore ses positions en étroite coordination avec Washington. Le gouvernement Obama a entamé des pourparlers avec elle dès qu’il est devenu évident que le régime Morsi ne pouvait plus tenir face au peuple. L’armée égyptienne a lancé le coup d’Etat en accord avec Washington. Dans un communiqué, le président américain Barak Obama  lui a demandé « qu’elle « réagisse rapidement et de façon responsable pour rendre toute l’autorité à un gouvernement civil ».

L’impérialisme américain suit et dirige de près la situation, car ce pays est une pièce stratégique de l’ensemble de l’organisation impérialiste au Moyen-Orient, au sein de laquelle l’Egypte joue un rôle crucial.

Comme dans chaque pays, la classe ouvrière et le peuple égyptien sont confrontés à cette même question : renverser le capitalisme ici en Egypte et le remplacer par une société socialiste. C’est la lutte révolutionnaire qui ouvrira cette perspective pour résoudre les problèmes de la société. En prenant le pouvoir entre ses propres mains, en expropriant les capitalistes. Le peuple égyptien est engagé dans un combat long et difficile. Il a tout notre soutien.

 

 

 

 

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