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Deux ans et demi après avoir
renversé Hosni Moubarak, le peuple est
une fois de plus descendu dans la rue.
Manifestations historiques pour exiger
la chute du président islamiste Mohamed
Morsi et des frères musulmans, 17
millions de manifestants.
Le nombre de grèves et de
protestations qui n’a cessé depuis 1 an
s’est accéléré ces dernières semaines
(2400 manifestations ou grèves).
Morsi soutenait sans réserve la
guerre impérialiste en Syrie pour
renverser le président Bachar al-Assad.
Il soutenait « matériellement et
moralement » l’opposition
islamiste en Syrie.
Pendant que les grands groupes
capitalistes s’enrichissent comme on ne
l’a encore jamais vu en Egypte, le
peuple doit vivre dans des conditions
les plus difficiles qui s’aggravent de
jour en jour.
L’Egypte est un gros exportateur
de pétrole, de gaz naturel et de
produits finis. Son sol recèle
d’énormes richesses. Elle a pourtant
accumulé une « dette
extérieure » de plus de 35
milliards de dollars, elle paie des
intérêts d’un milliard de dollars
annuels. Elle est sous la coupe des
USA, du FMI et des monarchies du golfe…
une vis sans fin qui étrangle 85
millions d’égyptiens, dont la moitié
vit dans des conditions de pauvreté.
Le Parti Communiste égyptien
« lance un appel pour que la
priorité absolue soit donnée à la
réalisation des revendications des
classes laborieuses, à leur droit à
vivre dans la dignité et la
sécurité ». Ce n’est pas ce qui se
passe actuellement, c’est même le
contraire. Quels sont ceux qui
« soutiennent » l’action du
mouvement populaire et jusqu’où va leur
soutien ? Tous, la bourgeoisie
égyptienne, les islamistes, les
libéraux dirigés par Elbaradei, les
pseudo gauches, sont tous sous la
dépendance du capital et sont
entièrement soumis aux puissances
impérialistes. Toutes ces forces
politiques n’ont qu’un seul
objectif : la défense de la
propriété capitaliste et leurs liens
avec l’impérialisme, ils sont prêts à
plonger l’Egypte dans un bain de sang
pour garder leur pouvoir.
L’armée ? Financée par les
Etats-Unis, elle élabore ses positions
en étroite coordination avec
Washington. Le gouvernement Obama a
entamé des pourparlers avec elle dès
qu’il est devenu évident que le régime
Morsi ne pouvait plus tenir face au
peuple. L’armée égyptienne a lancé le
coup d’Etat en accord avec Washington.
Dans un communiqué, le président
américain Barak Obama lui a
demandé « qu’elle « réagisse
rapidement et de façon responsable pour
rendre toute l’autorité à un
gouvernement civil ».
L’impérialisme américain suit et
dirige de près la situation, car ce
pays est une pièce stratégique de
l’ensemble de l’organisation
impérialiste au Moyen-Orient, au sein
de laquelle l’Egypte joue un rôle
crucial.
Comme dans chaque pays, la classe
ouvrière et le peuple égyptien sont
confrontés à cette même question :
renverser le capitalisme ici en Egypte
et le remplacer par une société socialiste. C’est
la lutte révolutionnaire qui ouvrira
cette perspective pour résoudre les
problèmes de la société. En prenant le
pouvoir entre ses propres mains, en
expropriant les capitalistes. Le peuple
égyptien est engagé dans un combat long
et difficile. Il a tout notre soutien.
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