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Le nouveau
patron des patrons s'est adressé à ceux
qu'il nomme des
« héros » : les chefs
d'entreprise. Ils sont en ligne, bien
mobilisés pour accélérer la lutte avec
toujours les trois mêmes objectifs :
➢
alléger
encore ce qu'ils osent appeler le
« coût du travail »
➢
abaisser la
fiscalité sur l'entreprise
➢
détruire le
code du travail parce qu'il est trop
« complexe ».
Selon
Gattaz : « il faut
constamment rappeler à la France et aux
Français que ce qui crée de l'emploi et
de la richesse, ce sont les
entreprises ». Oui ! Nous
sommes entièrement d'accord et c'est
bien pour cela que nous disons que
l'outil de travail doit revenir à ceux
qui le font tourner et produisent ces
richesses. Eux ne les utiliseront pas
pour spéculer mais pour créer de
l'emploi et du bien-être pour tous dans
une société libérée de l'exploitation
capitaliste.
Certains, ont
voulu voir une
« rupture » dans ce passage
de témoin au prétexte que L. Parisot, elle,
prônait le « dialogue
social » avec les
« partenaires ». On a vu le
résultat du dit dialogue !!!
L'ANI par exemple ou les coups contre
les retraites et l'indemnisation du
chômage etc…
Rassurons-les, P.
Gattaz
est bien lui aussi pour le
« dialogue » à condition
qu’il n’ait pas lieu dans le cadre d’un
Code du Travail qui
s'imposerait à tous, d’abord au
patronat. Tout comme Parisot il veut
« dialoguer » au plus près,
boîte par boîte et que chaque accord
dans l'entreprise prime sur la
loi !
« C'est
l'entreprise qui sauvera la
France » affirme-t-il. Pour
l'instant, c'est elle qui la
pille : les 172 milliards
d'exonérations fiscales et sociales
accordées aux entreprises ne lui
suffisent pas, il exige du gouvernement
un nouveau
cadeau de 100 milliards qu'il
propose de financer… en taillant dans
les « dépenses publiques » !
Nul doute qu'il profitera de l'oreille
attentive du gouvernement. Ce dernier
plaisait déjà beaucoup à L. Parisot qui
déclarait à l'issue de la Conférence
Sociale qu'elle avait « toujours
soutenu l'approche de François Hollande
sur toutes les questions, économiques
et sociales ».
« Asphyxiées,
plombées, ligotées, terrorisées
« dit Gattaz, De qui parle-
t-il ?des salarié(e) s de
l'agro-alimentaire, de Michelin, ou
d'ailleurs ? Non, il parle des
entreprises !
Donnons-leur de l'air,
libérons-les du capitalisme, de la
logique des profits ! Rendons-les
au peuple !
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