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Le déraillement du train en gare
de Brétigny est le résultat de choix
politiques et économiques des
dirigeants de la SNCF et des
gouvernements depuis plusieurs
décennies.
D'abord une évidence, c'est la
vétusté du réseau qui est la cause de
ce déraillement et l'empressement des
dirigeants de la SNCF et de RFF à
trouver une explication est un faux
fuyant pour masquer la réalité.
Quelques lignes sont particulièrement
citées pour leur vétusté depuis des années.
Paris-Limoge est de celles-là. La
politique de suppression massive
d'emplois à la SNCF est une raison,
avec le manque d'investissement dans
l'entreprise. Le matériel roulant et le
réseau ne sont plus entretenus. La
rentabilité l'emporte sur la sécurité.
La « solution » parfois
trouvée par la SNCF est de ralentir la
vitesse des trains ! Sont
particulièrement visés par cette
« solution » les TER et les
Intercités. Ce sont au moins 3000 km de
voies où les trains et les usagers sont
pénalisés.
Egalement mise en cause depuis
des lustres la politique du « tout
TGV » au détriment du reste du
réseau. Le prestige et surtout la
rentabilité maximum du « tout
TGV » l'ont emporté contre la
notion de service au public par un
réseau desservant l'ensemble du
territoire. Le train, un mode de
transport qui pourtant s'avère de plus
en plus comme une solution aux
problèmes de notre époque. Encore
faudra-t-il remettre en état des
centaines, voire des milliers de
kilomètres de voies supprimées
allègrement depuis une cinquantaine
d'années. Un maillage du territoire
national qui n'avait pas d'équivalence.
Toute cette politique de
rentabilité s'est mise en place avec en
toile de fond la privatisation de la
SNCF. Le découpage SNCF / RFF
(transport- réseau) remis en cause
aujourd'hui en était un élément.
Hollande et son gouvernement
poursuivent cet objectif, suppressions
d’emplois, abandon de voies jugées non
rentables, idem pour de centaines de
gares de proximité.
. Les injonctions de Bruxelles
d'accélérer la privatisation de la
SNCF
visent à mettre en concurrence
les transports ferroviaires européens
pour les livrer aux profits
capitalistes. La Grande Bretagne qui
avait privatisé sa « SNCF »
est revenue en arrière, l’appétit des
multinationales était tel que voyager
en train était devenu un exploit.
Et puis la propagande capitaliste
déverse à longueur d'antenne et de
pages, les problèmes liés à
l’environnement, etc... Or le rail est
un morceau de solution. Mais on a vu le
sort réservé au fret sur rail qui a
diminué de 50 % en 10 ans. Quant
aux trains de voyageurs, ils sont bondés,
chers, en retard et maintenant
dangereux.
L'état doit remplir sa mission et
non les poches des actionnaires. Toutes
les parties du territoire doivent être
desservies dans de bonnes conditions
par
une politique publique de
transport, répondant aux besoins, maitrisée
par le peuple et débarrassée de tout
objectif capitaliste.
Communistes est aux côtés des
cheminots. Ils ont raison quand ils se
battent et dénoncent leurs conditions
de travail et les risques que font
courir la direction de la SNCF et le
gouvernement aux usagers. Ils ont
raison quand ils revendiquent pour ces
usagers un grand service de transport
répondant aux besoins réels de toute la
population.
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