COMMUNISTES

 

 

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N°308  Semaine du 15 au 21 juillet 2013

 

17 juillet 2013

 

RENTABILITE CONTRE SECURITE

 

 

 Le déraillement du train en gare de Brétigny est le résultat de choix politiques et économiques des dirigeants de la SNCF et des gouvernements depuis plusieurs décennies.

D'abord une évidence, c'est la vétusté du réseau qui est la cause de ce déraillement et l'empressement des dirigeants de la SNCF et de RFF à trouver une explication est un faux fuyant pour masquer la réalité. Quelques lignes sont particulièrement citées pour leur vétusté depuis des années. Paris-Limoge est de celles-là. La politique de suppression massive d'emplois à la SNCF est une raison, avec le manque d'investissement dans l'entreprise. Le matériel roulant et le réseau ne sont plus entretenus. La rentabilité l'emporte sur la sécurité. La « solution » parfois trouvée par la SNCF est de ralentir la vitesse des trains ! Sont particulièrement visés par cette « solution » les TER et les Intercités. Ce sont au moins 3000 km de voies où les trains et les usagers sont pénalisés.

Egalement mise en cause depuis des lustres la politique du « tout TGV » au détriment du reste du réseau. Le prestige et surtout la rentabilité maximum du « tout TGV » l'ont emporté contre la notion de service au public par un réseau desservant l'ensemble du territoire. Le train, un mode de transport qui pourtant s'avère de plus en plus comme une solution aux problèmes de notre époque. Encore faudra-t-il remettre en état des centaines, voire des milliers de kilomètres de voies supprimées allègrement depuis une cinquantaine d'années. Un maillage du territoire national qui n'avait pas d'équivalence.

Toute cette politique de rentabilité s'est mise en place avec en toile de fond la privatisation de la SNCF. Le découpage SNCF / RFF (transport- réseau) remis en cause aujourd'hui en était un élément. Hollande et son gouvernement poursuivent cet objectif, suppressions d’emplois, abandon de voies jugées non rentables, idem pour de centaines de gares de proximité.

. Les injonctions de Bruxelles d'accélérer la privatisation de la SNCF  visent à mettre en concurrence les transports ferroviaires européens pour les livrer aux profits capitalistes. La Grande Bretagne qui avait privatisé sa « SNCF » est revenue en arrière, l’appétit des multinationales était tel que voyager en train était devenu un exploit.

Et puis la propagande capitaliste déverse à longueur d'antenne et de pages, les problèmes liés à l’environnement, etc... Or le rail est un morceau de solution. Mais on a vu le sort réservé au fret sur rail qui a diminué de 50 % en 10 ans. Quant aux trains de voyageurs, ils sont bondés, chers, en retard et maintenant dangereux.

L'état doit remplir sa mission et non les poches des actionnaires. Toutes les parties du territoire doivent être desservies dans de bonnes conditions par  une politique publique de transport, répondant aux besoins, maitrisée par le peuple et débarrassée de tout objectif capitaliste.

Communistes est aux côtés des cheminots. Ils ont raison quand ils se battent et dénoncent leurs conditions de travail et les risques que font courir la direction de la SNCF et le gouvernement aux usagers. Ils ont raison quand ils revendiquent pour ces usagers un grand service de transport répondant aux besoins réels de toute la population.

 

 

 

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