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N°30  Semaine du 08 au 14 octobre 2007

 

Emploi jetable…

Les médias nous annoncent que les salariés de Flextronics sont en grève. Difficile de comprendre pourquoi, si ce n’est qu’il n’accepte pas la décision de fermer leur entreprise.

 

Ce que les médias oublient de dire, ce sont les motivations de ce groupe de fermer cette entreprise ; d’autant la production de cette dernière  correspond à ce que les mêmes considèrent être l’avenir pour nos emplois.  Flextronics est en effet une entreprise de haute technologie.

 

En fait, l’entreprise Solectron à capitaux américains a été vendue, il y a une bonne semaine à un groupe de Singapour, Flextronic.

 

Pour le capital, tout se vend et tout s’achète, c’est bien connu, les hommes ne comptent que pour ce qu’ils rapportent aux actionnaires.

 

L’entreprise Solectron était implantée à Châteaudun en Eure et loir et comptait en 2000, 2200 salariés en CDI et autant en emplois précaires et à Canéjan en Gironde jusqu'à 4000 salariés.

 

Aujourd’hui, Châteaudun est rayé de la carte avec les 360 emplois qui restaient et il ne demeure plus à Canéjan que 540 salariés, ceux-la mêmes qui refusent la fermeture de leur site.

   

Une véritable catastrophe en termes d’emploi. Pourquoi ? L’entreprise était rentable au dire de tous. Mais pour le groupe de Singapour, rentable oui, mais pas suffisamment, le rachat prend alors une dimension encore plus scandaleuse. Le rachat de l’entreprise a pour seuls objectifs, supprimer un concurrent et s’emparer de sa technologie, pour produire à moindre coût.

 

Bien entendu, les pouvoirs publics ne s’y opposent pas et ferme les yeux. C’est le vrai visage du gouvernement Sarkozy / Fillon. Ceux qui se prétendent à gauche ne disent rien. Il est vrai que le programme des uns et celui des autres n'est pas très différent.

 

Avec toutes les réformes annoncées, chacun devrait prendre en compte ces réalités et ne pas continuer de subir les propos soporifiques des médias.

 

En attendant, les salariés n’acceptent pas ce diktat et mènent la lutte. Nous leur affirmons notre entier soutien, souhaitant que ce fleuron industriel reste à Canéjan.

 

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