---

 

 

 

 

COMMUNISTES

 

Hebdo

 

---

 

 

 

Retour ACCUEIL

 

 

 

 

N°30  Semaine du 08 au 14 octobre 2007

 

Les SMARTS se rebiffent…

Depuis jeudi dernier, les salariés de l’usine SMART d’Hambach en Moselle sont en grève. Sur 4OO salariés en CDI, 270 ouvriers mais également quelques cadres bloquent toutes les entrées de l’entreprise.

 

Le délégué syndical CGT résume la situation qu’ils subissent :

« Il y a deux ans, nous étions 235 à la production pour réaliser 110 000 véhicules par an. Aujourd’hui, on est 157 pour en fabriquer 138 000 ».

Le seul chiffre de la production, démontre un gain extraordinaire de productivité. Un salarié produisait en moyenne 468 véhicules dans l’année, aujourd’hui, un salarié en produit 878.

 

Lorsque l’on sait que la gamme SMART va de 13 000 euros pour le bas de gamme à 20 000 euros pour le haut de gamme, on imagine les profits colossaux réalisés par l’entreprise et ses actionnaires.

 

Cela ne suffit pas. La direction a même refusé la négociation annuelle sur les salaires et les conditions de travail, pourtant obligatoire, au motif, qu'elle voulait d’abord négocier les économies à réaliser pour 2OO8 et 2OO9. En clair, de nouvelles suppressions d’emplois.

 

En fait de négociation, sentant le mécontentement grandir, la direction a généreusement octroyé une enveloppe de 2% de la masse salariale. Encore qu’il ne s’agisse que d’une moyenne qui, pour un ouvrier avec 10 ans d’ancienneté et ses 1200 euros brut de salaire, représente à peine 30 euros.

 

Ramener cela à la création de richesse de chaque salarié et le gain de productivité sur deux ans est une attitude révoltante et méprisante de cette direction.

 

Les revendications pour une augmentation des salaires  de 120 à 150 euros sont parfaitement justifiées, d’autant qu’avec les trente-cinq heures et le blocage des salaires qui a suivi, c’est une perte de 10 % de pouvoir d’achat qu’ils ont subie.

 

Une réunion est prévue pour vendredi. Elle s’annonce difficile puisque la direction répond aujourd’hui par une menace de délocalisation, voire même de la fermeture du site.

 

C’est certainement cela que Sarkozy et Parisot appellent le dialogue social.

 

En attendant, l’action des salariés doit leur permettre d’imposer leurs revendications. C’est tout le mal que nous leur souhaitons. Pour cela, ils ont notre entier soutien.

 

Envoyer cet article à un(e) ami(e)

Haut de page

 

http://www.sitecommunistes.org