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Son nom ne doit pas dire
grand-chose aux nouvelles générations.
Il fut pourtant un combattant
exemplaire dans la lutte contre le
colonialisme français en Algérie, son pays
d’adoption.
Membre du Parti Communiste
Algérien (PCA), directeur du journal
Alger Républicain, dès avant la
deuxième guerre mondiale,
Il agit pour l’union et l’action de
tous les Algériens contre
l’exploitation du peuple par le
colonialisme français, pour le respect et la conquête de
nouveaux droits pour les Arabes qui en
sont privés.
Pétain et le régime de Vichy
interdisent et le PCA et le journal.
Après la Libération de l’Algérie Henri
reprend son combat.
En 1954 il rejoint avec le PCA le
combat pour l’indépendance de
l’Algérie. Dés 1955 le journal est
interdit, Henri passe dans la
Clandestinité, il est arrêté par
les paras de la 10ème DP, qui a pour
mission la traque des combattants de
l’indépendance algérienne et
spécialiste de la torture.
Il parvient à faire sortir de
prison le récit de ce qu’il a subit,
ainsi que tous ceux qui ont le malheur
de tomber entre les mains des
bourreaux, et qui est publié dans un
livre ‘la Question’ en 1958.
Immédiatement interdit par le
gouvernement de l’époque, sa diffusion
sous le manteau a un immense
retentissement et dévoile aux Français
les dessous de cette guerre coloniale.
En 1962, l’indépendance obtenue,
il rentre en Algérie et après d’âpres
négociations avec le nouveau pouvoir
algérien, obtient la reparution d’Alger
Républicain. Le journal est de nouveau
interdit en
1964. Henri rentre en France où il
poursuit son combat de toujours contre
le capitalisme et le colonialisme sous
quelque forme que ce soit, pour la liberté
des peuples, la paix, et le socialisme.
Le chœur des pleureuses
hypocrites.
Dès que fut connu la mort
d’Henri, le chœur des pleureuses
hypocrites s’est fait entendre. De
Hollande à B.H. Lévy ils ont tous tenus le même
discours, ils n’ont retenu de sa vie de
révolutionnaire que l’homme qui a
dénoncé la torture en Algérie. Ils ont
pris soin d’ignorer que le gouvernement
de l’époque était dirigé par Guy
Mollet, secrétaire du parti Socialiste
et qu’il comprenait dans ses rangs, au
poste de ministre de la Justice, un
certain François Mitterrand, fervent
partisan de l’Algérie française. Que ce
gouvernement qui défendait les intérêts
du colonialisme, a donné tous pouvoirs
à l’armée pour combattre ceux qu’ils
appelaient des terroristes. Que les
véritables responsables de la torture,
des massacres, des déplacements des
populations algériennes, de la mort des
soldats français ce sont ces politiques
qui refusaient l’indépendance de
l’Algérie.
De même ils oublient
volontairement que le gouvernement de
l’époque a voulu poursuivre jusqu’au
bout la colonisation, tournant le dos
aux propositions du PCA qui
revendiquait une Algérie indépendante,
démocratique, où laïques, Arabes,
Kabiles, Européens d’origines diverses
qui habitaient cette terre voulaient
construire ensemble leur avenir.
Ces quelques lignes pour te dire,
Henri, que nous ne t’oublierons pas,
que nous continuerons le combat que tu
as mené.
Au revoir.
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