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La crise du capitalisme ne fait
pas que des ravages en Europe, la recherche du profit, la conquête des
marchés, la guerre économique met
l’Amérique latine sous la coupe des multinationales des USA et de l’Europe
occidentale. Ils sont aidés en cela par les valets qu’ils ont mis en place
dans les gouvernements. Ainsi en Colombie la multinationale Glencore, dont
le siège est en suisse, est une spécialiste du pillage des ressources minières.
Elle contrôle plus de 60% de la
production mondiale de Zinc, 50% du cuivre. Elle exploite violemment les salariés
dans les mines de Colombie et du Pérou, associée au groupe Xstrata dont le
siège est également en Suisse et ceci avec le concours de la Communauté
Européenne. Ignorant cette exploitation éhontée des richesses nationales et
des peuples les médias internationaux nous amusent avec « la lutte
contre les narco trafiquants ».
La France n’est pas en
reste, puisque la multinationale Michelin ferme ses usines à Santiago de
Cali et Chusaca en Colombie, les salariés sont considérés comme pas assez
rentables, comme dans l’usine de Joué les Tours.
En Argentine, Benetton
la firme italienne a exproprié plusieurs milliers d’indiens Mapuchès en
Patagonie pour exploiter près d’un million d’hectares de terres avec le
concours des gouvernements successifs argentins, et la bénédiction du nouveau
pape François qui prêche la résignation.
La multinationale
américaine Monsanto, spécialisée dans les biotechnologies et le pillage des
ressources alimentaires par l’introduction de variétés de plantes dont elle
s’accapare les brevets, sévit au Brésil, en Argentine dans la production
intensive de maïs et de soja. Avec quelques autres multinationales comme
Bayer, BASF, Dupont etc., elles contrôlent près de 90% du commerce des
pesticides, un marché de plus de 30 milliards de dollars et les profits qui
vont avec, au détriment des salariés et des
peuples.
Au Chili la situation
est identique. Dans tous ces pays les luttes des salariés et des peuples se
développent, comme au Costa Rica malgré l’interdiction des grèves dans le secteur public, au Panama ou elles
sont également interdites sur le canal, principale ressource du pays !
Au Venezuela ou le
peuple vient d’élire un gouvernement qui déclare poursuivre la politique
sociale mise en place par Chavez, grâce à la nationalisation des compagnies
pétrolières notamment. La lutte contre
les multinationales et l’impérialisme US, vient de prendre un nouveau
tournant face à l’ingérence de l’administration américaine, le Venezuela a
décidé de rompre ses relations diplomatiques avec les USA.
La situation reste
également tendue avec la Bolivie, ou le président Moralès de retour de
Russie s’est fait « bloquer » par la CIA, sur l’aéroport de
Vienne, au mépris de toutes les conventions internationales, sous le faux
prétexte « du transport de l’agent américain Swnoden dans
l’avion présidentiel». Là encore la France, avec le concours du département
d’Etat des USA, de la CEE, et de trois autres pays européen, s’est
distinguée en refusant le survol de son espace aérien.
Ce qui est en cause
c’est l’orientation politique de la
Bolivie qui a décidé de nationaliser les hydrocarbures en 2006 ce qui
mécontente les multinationales Chevron, Texaco, Petrobas brésilien etc...,
et leurs serviteurs dans les gouvernements de « droites ou
sociaux-démocrates ».
La visite du pape au
Brésil, ou 60% de la population est catholique n’est pas un hasard. Les
puissantes manifestations du peuple brésilien pour vivre mieux n’a pas
grâce aux yeux du pape, pas un mot sur ce mouvement de révolte. Cela sonne
comme un soutien à la politique du pouvoir et des multinationales. Sa
visite a coûté 40 millions de dollars, ce qui a suscité de nouvelles
manifestations. « Ne vous laissez pas convaincre par l’argent
facile » a-t-il déclaré. Autrement dit : restez pauvre mais ayez
la foi.
Pas sûr que le peuple
l’entende de cette oreille.
Le capital mobilise
toutes ses forces pour tenter d’empêcher les luttes, mais elles ne peuvent
que s’amplifier devant l’exploitation forcenée des travailleurs.
Communistes appelle à les
renforcer et les soutenir partout.
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