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Pour que son projet de énième réforme des
retraites aboutisse avant la fin de l'année, le gouvernement va le
présenter aux partenaires sociaux dès le 26 août. Une hâte qui ne doit
rien au hasard.
La volonté des confédérations syndicales
(encore dignes de ce nom) pour envoyer cette réforme dans les cordes va
être déterminante. Poussées par leurs bases elles ont appelé à des
rassemblements le 10 septembre. Il est évident que cette journée ne
suffira pas à elle seule à faire tomber ce nouveau sale coup du
gouvernement et de ses complices de tous bords. En 2010, les appels à
lutter toutes les 5 ou 6 semaines, ont contribué à la démobilisation,
ce qui a fait l’objet de nombreuses critiques au 50ème
congrès de la CGT.
Fort de cette expérience, ce 10 septembre
doit être un tremplin pour des luttes puissantes. C'est possible, la
retraite est pour de nombreux salariés un sujet sensible. C'est
l'avenir d’un système solidaire, issu du Conseil National de la
résistance qui est une nouvelle fois mis en cause par le gouvernement
socialiste, ses alliés et bien d'autres. Ainsi après le rapport Moreau,
après le MEDEF, l'UMP vient de sortir son « contreprojet ».
« Contre » lequel ? Avec des nuances de convenance l'UMP
va dans le même sens pour combattre les régimes de retraite : âge
légal de départ à 65 ans,
désindexation du coût de la vie, durée de cotisation de 44 ans,
retraite par capitalisation, etc...
Enfin dernière trouvaille du gouvernement
avant la présentation de son projet, cette histoire de pénibilité déjà
utilisée en 2003. Source de discutailleries sans fin et pour cause,
cette usine à gaz de la pénibilité au travail présente l'avantage de
gommer l'essentiel. D'abord qu'est-ce que la pénibilité au
travail ? Les conditions de
travail sont soumises aux impératifs du capital, elles sont de plus en
plus pénibles pour les salariés de toutes catégories et de toutes
professions.
Le capital a les moyens de payer. Les
profits des multinationales du 1er semestre en attestent. La
bourse se porte bien ! 8 millions de chômeurs attendent un emploi
alors que du patronat au gouvernement, tous s’accordent pour maintenir les salariés au travail
jusqu'à 65 ans, voire plus, comme dans d'autres pays en Europe. Sacré
modèle d'une Europe sociale !
Pour Communistes, les moyens existent pour
ramener la durée de cotisation à 37,5 ans et d'abaisser l'âge de départ
à 55 ans. Tout le reste, pénibilité, démographie, déficit des caisses
ne sont que des pare feu allumés par le capital.
Communistes appelle à la réussite de ce 10 septembre et à son
prolongement nécessaire.
Nous ouvrirons une rubrique pour faire connaître les appels à
la mobilisation.
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