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Les yeux rivés sur le classement de Shanghai,
les responsables de l’enseignement supérieur, les politiques de gauche
et de droite, les journalistes en profitent pour taire l’essentiel :
un enseignement supérieur de plus en plus élitiste au service du grand
capital. Ce fameux classement qui prétend donner la place des
Universités dans le Monde fait la part belle aux Universités US et
anglo-saxonnes ainsi qu’à celles de l’Asie. Son mode d’élaboration est
essentiellement basé sur des critères quantitatifs (nombre de
publications scientifiques, nombre d’étudiants, nombre de prix Nobel..)
et il correspond à ce que l’on attend du modèle américain d’Universités
concurrentes, y compris dans le collectage des fonds. Le classement de
Shanghai comme celui des tennismen est d’ailleurs un critère pour
l’obtention de fonds privés. Les commentaires qui accompagnent le
classement de Shanghai ne visent qu’à démontrer qu’il faut accélérer la
concentration des Universités françaises, les soumettre encore plus aux
critères de gestion privée, les mettre en concurrence et sélectionner
les étudiants issus de l’enseignement secondaire. En résumé, il s’agit
avant tout de justifier la politique du pouvoir.
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