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Les mesures que le gouvernement
socialiste vient de prendre en plein accord avec le patronat et la
CFDT vont frapper encore plus durement les travailleurs et le
peuple. Le MEDEF (syndicat patronal) exigeait la suppression des 34
milliards d’euros de la part patronale cotisations patronales qui financent la branche famille de la
Sécurité Sociale.
Une fois de plus le
gouvernement a dit oui. Ces 34 milliards seront payés par le
peuple. La TVA va être augmentée en 2014 alors qu’elle représente
déjà 54% des recettes fiscales de l’Etat, la CSG ne sera pas
augmentée pour l’instant mais elle
rapporte déjà 90 milliards alors que l’impôt sur les
sociétés n’en représente que 44.
Mais ce n’est pas
tout. L’Etat alloue une moyenne de 200 milliards par an de
réductions d’impôts et taxes diverses aux entreprises. C’est
facilement vérifiable mais personne, de l’UMP au PS, n’en parle. A tous ces milliards il faut
ajouter les 20 milliards de crédits d’impôts attribués cette année
aux entreprises.
Avec cette somme
énorme on peut déjà équilibrer notre régime de Sécurité Sociale et
celui des retraites en revenant à la retraite à 60 ans après 37 ans
½ d’annuités de cotisations.
Mais le gouvernement
socialiste annonce la poursuite de la réforme des retraites
commencée par Sarkozy : augmentation du nombre d’annuités donnant droit
à la retraite, diminution du pouvoir d’achat pour les retraités.
Les uns et les
autres, de gauche comme de droite sont les gérants loyaux du capitalisme
régnant. Le patron de la CFDT se réjouit « des mesures de
justice obtenues. C’est la victoire du syndicalisme
combattif » a déclaré L. Berger. Les socialistes sont contents :
« la réforme des retraites est une réforme juste et progressive ».
Pendant ce temps, les
multinationales se portent bien : Depuis Juillet l’action
Véolia en bourse a gagné
36,1%, Gemalto 29,8%, Peugeot 93%, la Société Générale 28,7%,
Bouygues 26,7%, BNP Paribas 22,5%, le Crédit agricole 25,6%,
Vallourec 22,4%, EDF 21,1%, Axa 17,4%, Renault 16,1%, le CAC40 a
progressé de 11% en huit semaines.
Le journal financier
« Les Echos » posait hier la question suivante à Pierre
Gattaz, le nouveau président du MEDEF : Quels peuvent être les
atouts de cette France en 2020 ? La réponse de celui-ci fut
nette : « Si le gouvernement crée un terreau favorable
aux entreprises notre pays peut redevenir conquérant ». Tout
pour l’entreprise, tout pour diminuer le prix du travail (que tous
appellent le coût). Tout pour être en tête dans cette course à
l’appauvrissement des peuples.
En Espagne, il suffit
qu’une entreprise se déclare en difficulté pour licencier sans entrave,
823.000 emplois ont été détruits en 2012 avec cette nouvelle loi.
En Grèce, mise en place d’un SMIC jeunes, les moins de 25 ans sont
payés 32% de moins que les autres salariés alors que 60% d’entre
eux sont au chômage. Attaque systématique sur les conventions
collectives. En Allemagne, 7,8 millions de travailleurs (15 à 20%
des salariés) ont un
« mini job » payé à 450 euros maxi par mois. En dix ans
le nombre d’intérimaires a triplé. Au Royaume-Uni, 1 million de
travailleurs a un contrat de travail à zéro heure, flexibilité
maximum, le salarié doit être disponible à tout moment. Naturellement ces attaques sont
citées en exemple comme étant des mesures de « sortie de
crise ». Voilà le but que poursuivent en France ceux qui
gouvernent.
Il est grand temps de
de s’opposer partout et de plus en plus fort à tout ça.
Le 10 septembre
disons NON à cette politique
Il faut s’opposer à
cette politique qui concerne
non seulement les retraites mais l’emploi, les salaires, la
Sécurité Sociale, la santé publique, l’enseignement et la recherche…
DISONS-LE
ce 10 septembre lors de cette journée nationale de grèves et manifestations à l’appel de
la CGT, FO, FSU, Solidaires.
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