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Nous avons montré
chiffres en main que notre régime des retraites et celui de notre
Sécurité Sociale pouvaient être facilement équilibrés en récupérant
les sommes énormes nécessaires dans les 200 milliards de cadeaux
faits aux entreprises sur le budget de la France et dans les
centaines de milliards de profits réalisés par les groupes
industriels et financiers qui dirigent le pays.
Autre exemple puisé dans la statistique officielle : 40%
du PIB (Produit Intérieur Brut) reste dans les poches de ces groupes.
Sachant que le PIB s’est élevé en 2012 à 1828 milliards d’euros, 720
milliards sont allés grossir les profits sous forme de bénéfices ou
de dividendes. 720 milliards ! Comparez avec le
« déficit » des retraites ou de la Sécu qu’on nous rabâche
à longueur de journée.
A quoi est utilisée une telle somme ? A verser des
dividendes aux actionnaires, à délocaliser la production dans les
pays où ça rapporte le plus de
profits, à spéculer, en jouant
de l’argent contre de l’argent.
Cette réforme des retraites ne leur suffit pas. Le patronat et
le gouvernement socialiste
veulent aller beaucoup plus loin. Avant la fin de ce mois, une
« réflexion sur le coût du travail » doit avoir lieu entre
le MEDEF de Gattaz et le socialiste Moscovici.
Chaque jour on nous répète que le « coût » du travail
est trop élevé en France, « c’est l’un des plus élevé
d’Europe » s’exclament les représentants du patronat suivis par
Moscovici que Gattaz trouve « très lucide » sur la
situation des entreprises. Dans les deux prochains mois un autre
« dialogue » est prévu sur la fiscalité des entreprises.
Gattaz exige là aussi « un objectif et un plan d’action ».
Patronat et gouvernement sont en train de préparer ensemble un
nouveau train de mesures très sévères contre les travailleurs et le
peuple.
Avec le patronat et le gouvernement il n’y a pas de
« dialogue » possible. Ces gens-là ne comprennent que la
force. En France, on compte aujourd’hui 62% des intéressés (sondage BVA) qui
disent NON à toute réforme des retraites. Parmi eux, on compte 77%
des salariés du privé et 79% des 35 – 50 ans. C’est une force
énorme ! Rappelons qu’en juin 2010, lors de l’action contre la
réforme Fillon, un sondage annonçait 54% contre.
Le 10 septembre, il ne s’agira pas seulement de lutter contre
la réforme des retraites. C’est contre toute cette politique au
service exclusif du capital qu’il faut agir.
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