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Au lendemain de la fête de l’Humanité, la presse bruisse
de bruits divers : « PC –Mélenchon, le fossé se
creuse », « Les leaders du Front de Gauche
affichent leur unité ».
Qu’y-a-t-il
derrière ces « disputes » électorales ?
Aux élections Municipales
de mars 2014,
Mélenchon veut des listes sans le PS au 1er
tour. Le PC, lui, veut
des listes avec le PS dès le 1er tour. Ils sont
cependant d’accord pour le second tour : tout le monde
se rassemble, PS – Front de gauche - Verts… comme à la présidentielle.
Mélenchon a déjà annoncé qu’au 1er tour, il fera
des listes avec les Verts
dans un certain nombre de villes.
Pour le PCF, l’enjeu est
vital. Il lui reste 6500 conseillers municipaux, il dirige 37
villes de plus de 20000 habitants, tous élus sur des listes avec le PS. En 2008, il a perdu des villes et des élus en se présentant
sans le PS, il ne veut pas prendre le risque d’en perdre
encore plus en 2014. De plus, ses élus lui rapportent 15
millions d’euros par an
(50% de son budget).
Mélenchon a peu d’élus
municipaux. Il espère que
les élections de mai 2014 lui assureront un tremplin
pour viser une place plus grande dans la gauche. « Nous
disputons au parti solférinien (le PS) la première place » a-t-il déclaré au JDD. La
première place aussi à l’intérieur du Front de Gauche.
Cela rappelé, Pierre Laurent et Mélenchon restent
d’accord sur le fond, gérer à leur façon le système
capitaliste en place.
P. Laurent à la fête de
l’humanité : « Lançons une grande campagne
d’explications et de révélations du coût du capital. Il n’y a
pas de gouvernement de gauche sans partage des
richesses ».
Mélenchon est
entièrement d’accord pour une grande campagne d’éducation
populaire. « Il faut partager le gâteau » disait-il
au congrès du Parti de gauche.
Des
révélations ? La vérité sur
le capital est connue. Son objectif : la recherche
permanente du profit maximum en exploitant les peuples. On en
voit les résultats partout dans le monde.
Aujourd’hui en France il
veut aller encore plus loin et vite. Hollande est chargé de
mettre en œuvre sa politique.
Partager les
richesses, « Améliorer » « réguler le
capitalisme » ? Tout cela n’est qu’illusion.
La vraie raison des
difficultés, de la crise, c’est le capitalisme. La seule
façon de sortir de cette situation, de changer de politique,
c’est la lutte de classe, la lutte anticapitaliste. Il faut
s’attaquer au capitalisme, lui reprendre la propriété des
moyens de production, lui reprendre les richesses qu’il vole
au peuple. Tout autre chemin entraîne le peuple sur une voie
de garage, mène à l’échec.
Or, de tout cela P. Laurent
et Mélenchon, ne disent mot.
Pas un mot qui attaque le système capitaliste. Ils ne
disent pas qu’il faut lutter pour l’abattre et changer de société.
Leurs « solutions » s’insèrent dans le système
capitaliste. Ils sont d’accord pour continuer à vivre dans ce
système capitaliste.
C’est d’ailleurs pour ça qu’ils finissent toujours par
se retrouver ensemble avec le PS, les Verts… Le capitalisme est leur système.
Mais le mécontentement est
grand, il grandira encore.
Développons
partout la lutte de classe. La lutte sociale contre
l’exploitation capitaliste sous toutes ses formes La lutte
politique pour en finir avec ce régime lui-même. C’est la seule perspective réelle aujourd’hui, celle
que propose « Communistes ». C’est pour mener cette
lutte que nous avons
créé ce parti.
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