|
Hollande et Montebourg
font grand cas de leurs projets pour réindustrialiser
la France. IL vaut mieux parler de demain pour masquer
la réalité d’aujourd’hui.
La
réalité d’aujourd’hui
Depuis le début de l’année 191 fermetures
d’entreprises ont été annoncées, 71 crées.
Depuis 2OO9 c’est 1253 fermetures pour 640
créations.
Encore faut il voir la qualité des fermetures et
des créations. La fermeture des hauts fourneaux de
Florange ne peut se comparer pour la création de
richesse avec la création d’une entreprise de
nettoyage, même si les deux sont utiles.
En dix ans la France a perdu 740.000 emplois
industriels. Bien avant la crise de 2008 présentée
comme seule
responsable des pertes d’emplois, le capitalisme
français avait
entrepris une vaste réorganisation de
l’industrie en se débarrassant de ce qu’il considérait
déjà comme
insuffisamment rentable pour augmenter ses profits.
Sont largement passé à la trappe l’automobile, la
mécanique, la chimie et les médicaments,
l’agro-alimentaire, l’ameublement, la literie.
Le
faux plan de Hollande Montebourg
34 projets industriels devraient
d’après eux créer 480.000 emplois à condition qu’ils
soient tous menés à bien. Face aux 740.000 emplois détruits il va en
manquer 260.000 auxquels il faut
ajouter ceux qui
vont intervenir comme à Carling (Moselle) où Total veut
fermer son usine pétrochimique qui va entraîner la
suppression de 600 emplois industriels.
Cette
opération vise en réalité deux objectifs
Satisfaire les exigences du capitalisme qui
entend limiter son activité sur les seuls
créneaux qui lui paraissent porteurs. Le gouvernement
lui offre pour cela 3 milliards d’euros qu’il va
utiliser sans aucun contrôle de résultats puisque c’est
lui qui va piloter le projet.
Ajoutons que les régions (toutes sauf une) à
majorité socialiste arrosent largement leurs
entreprises locales : 1,5 milliard d’euros par an.
Ainsi dans le cadre d’un projet du gouvernement la
région Lorraine va verser 150 millions en deux ans,
l’Etat verse pour sa part 150 millions. Une partie de
cette somme ira à Acelor Mittal sous prétexte de
recherche.
En même
temps, le gouvernement socialiste, tous les moyens
d’information, le PS et ses amis, la plupart des
syndicats etc… mènent une énorme campagne de
propagande, chacun à sa place, pour prouver que c’est
ainsi que le pouvoir se préoccupe de la sauvegarde de
l’industrie.
Arrêtons
les casseurs.
Hollande et Gattaz n’ont qu’un mot à la
bouche : la lutte contre le chômage. L’un comme
Président du MEDEF organise les fermetures d’entreprise
au nom de la rentabilité du capital, l’autre laisse
faire en bon gérant du capitalisme qu’il est.
La France doit avoir une grande industrie
moderne. Pour cela il faut arrêter les casseurs de ce
qui existe, imposer la modernisation qui va de pair
avec l’augmentation des salaires, des qualifications.
Ne
comptons pas sur eux, mais sur nous.
|