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Malgré un score
élevé, 41,5% lors des élections législatives du 22
septembre, la CDU d’A. Merkel n’a pas la majorité au
Parlement. Elle doit constituer une coalition pour
gouverner.
Sans aucune hésitation,
elle a proposé aux Socialistes (SPD) de gouverner
avec elle.
Le SPD est prêt. Les 250
délégués réunis en mini congrès vendredi 27 ont dit
oui.
Ce n’est pas une nouveauté
ni une surprise. La droite et les socialistes ont
déjà gouverné ensemble entre 2005 et 2009. A. Merkel
a d’ailleurs répété tout au long de sa campagne
qu’elle avait « bien travaillé » avec le
SPD. Ils ont en effet pris ensemble des décisions
importantes qui ont baissé les salaires et le coût du
travail. Comme: la retraite à 67 ans, la hausse de la
TVA de 3%, l’allongement de la durée du chômage
partiel mais…la compétitivité des entreprises s’en
trouve mieux, les profits des groupes capitalistes
progressent.
Le « modèle
allemand » cité en exemple c’est 7 ,8
millions de travailleurs qui exercent un mini-job à
450 euros par mois, que les chômeurs ne sont
indemnisés que la première année, que 15,8% de la
population est au dessous du seuil de pauvreté…
La CDU et le SPD sont ensemble
sur la même longueur d’onde sur l’Europe capitaliste.
Denis Kessler, un des
dirigeants du MEDEF français, souligne dans le
journal « Les Echos » à propos d’A.
Merkel : « son modèle est conforté, elle va
poursuivre sa politique rigoriste ».
Rappelons qu’A Merkel a
succédé au
socialiste G.
Schroeder et qu’elle a poursuivi
exactement la même politique.
En Allemagne comme
ailleurs, Droite et Socialistes sont tous deux au service
du capital, contre le peuple.
Hollande a été le premier
chef d’Etat à féliciter A. Merkel pour son succès aux
élections. Hasard ?
Normal. Lui même poursuit
la même politique que Sarkozy en l’accélérant comme
l’exige le capital.
« La précarité, les
mini-jobs, cette situation crée des tensions
en Allemagne » écrit le journal « Le
Parisien ». Avec cette politique elles
grandiront vite.
Le seul obstacle aux
prétentions du capital et à son gouvernement
droite-socialistes en Allemagne est, comme en
France où
socialistes ont succédé à la droite, les luttes que
les salariés, le peuple tout entier, dresseront
contre cette politique.
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