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En lutte depuis huit mois sur le site des chantiers
navals de STX St Nazaire les salariés ont fait barrage au projet
d’accord sur la compétitivité.
Pour la CGT de STX : « C’est
une grande victoire contre la régression sociale
tant rêvée par le patronat. Le gouvernement, le
MEDEF, entendaient retranscrire l’«ANI» aux
Chantiers… Ceux
qui voulaient se servir de notre industrie comme
laboratoire de la casse sociale ont perdu grâce à
la mobilisation des salariés.»
Au plus bas dans les
commandes le chantier est souvent en chômage
partiel. A qui la faute ? Certainement pas
aux salariés de l’entreprise !
Pourtant la direction
des chantiers souhaitait imposer aux salariés :
- 12 jours de travail gratuit par an,
- La baisse du taux horaire de 5%,
- La modulation du temps de travail pouvant aller
jusqu’à 48h par semaine…
Pour la CGT
« il faut poursuivre la lutte car
l’avenir reste incertain».
En effet, plus de 500
salariés en CDI des Chantiers sont au chômage
partiel depuis des mois. Pour le syndicat de
STX : « c’est
inacceptable ».
Un responsable
syndical fait état de la situation dramatique des sous-traitants
locaux :
« Chaque jour,
une entreprise disparaît... Hier SMCO/SMCN,
récemment les Chantiers Baudet, aujourd’hui c’est
au tour de SMH. Les travailleurs sont laissés sur
le carreau alors qu’ils ont toutes les
compétences en matière de construction navale».
Les commandes de navires sont donc
urgentes comme
la
construction de nouveaux ferries de la SNCM.
Le scandale c’est le refus de la
Direction des chantiers de prendre commandes des
navires fluviaux pour la Seine !
La CGT est
déterminée : « nous ne laisserons pas
le patronat, le gouvernement saccager notre
Chantier. Beaucoup d’enjeux sont donc posés et
nous sommes convaincus que c’est par le rapport
de forces à la base que nous pourrons gagner sur
nos revendications.»
Communistes soutient
leur action.
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