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Le 2 Octobre, Hollande s'est rendu au
sommet de l'élevage à Cournon-d'Auvergne,
dans le Puy- de-Dôme. Il y a annoncé quelle
serait la répartition des 64 milliards
d’aides européennes, au titre de la nouvelle
PAC (politique agricole commune) à
l'agriculture française, pour la période 2014
– 2020.
L'élevage, c'est
presque 800 000 emplois directs et indirects,
C'est
un secteur fragilisé par la politique
de ces dernières années et par la hausse des
prix des aliments importés, en particulier
pour les éleveurs qui ont de petites
structures.
A six mois des
élections municipales, il fallait faire un
geste envers les petits éleveurs qui espèrent
un rééquilibrage des aides mais surtout sans
mécontenter les céréaliers, grands
bénéficiaires depuis toujours de ces aides.
Ce sont, sans surprise, ces derniers qui ont
été le mieux entendus. Normal, puisque leur
syndicat qui est aussi celui des agriculteurs
industriels, la FNSEA*, est le
partenaire fidèle de tous les gouvernements
successifs et
de l'Union européenne.
Rien ou presque à
ces éleveurs
avec la réorientation de 30 % des
aides dans leur direction. Quand on sait que
jusqu'à maintenant c'est 20 % des
exploitations qui percevaient 80 % des
subventions,
le compte n'y est pas, il en est
loin !
De plus, cette
réorientation ne prendra effet que progressivement
et sur 6 ans ! A ce terme, chaque
exploitation devra toucher au moins 70 % de
la moyenne nationale par hectare. La
convergence réclamée par la Confédération
paysanne et le MODEF*, ce serait évidemment 100
%, ! Ce serait aussi la justice.
Hollande et Le
Foll veulent faire croire qu'ils ont fait
preuve d'une incroyable audace en obtenant de
Bruxelles une majoration pour les 52 premiers
hectares mais... seulement dans le cadre de
30 % du budget.
Tant que l'on
reste dans le cadre de la sacro-sainte grosse
propriété privée, il ne peut y avoir de
solution satisfaisante ni durable. Le fait de
dépendre des aides octroyées ou non, est
insupportable. Il faut y mettre un terme.
Ce n’est ni du
côté des socialistes, de la droite ou du
Front National que viendra la solution.
Pour mettre
fin à
cette politique qui défend uniquement les
intérêts des capitalistes dans l’agriculture,
il faut leur arracher la domination dans ces
secteurs vitaux. Il faut tous ensemble lutter
contre le capitalisme et le gouvernement à sa
solde.
C'est le sens de
notre combat.
*
FNSEA : Fédération nationale des
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MODEF : Mouvement de défense des
exploitants familiaux
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