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Pendant une
semaine on a assisté à un déferlement
médiatique autour de cette affaire.
Hollande et son gouvernement, tous
les partis politiques, le PS et ses
alliés, l’UMP, le FN… tous se sont
exprimés abondamment. Les proclamations
n’ont pas manqué : défendre la loi –
les droits de l’enfant, l’école
sanctuaire protégé…
Mais
personne n’a dit mot du véritable fond de
la question, celui de l’immigration. Personne n’a parlé des responsables
de l’exploitation, de la misère, la
pauvreté, de la vie insupportable qui
pousse des centaines de milliers de
travailleurs de par le monde à quitter
leur pays, seuls
ou avec leur famille pour essayer de
trouver ailleurs le moyen de vivre moins
mal. Personne n’a parlé du pillage
systématique des immenses richesses du
continent africain, du Moyen-Orient et de
bien d’autres, par les grands groupes
capitalistes mondiaux et les Etats à leur
solde, américains, français, européens,
chinois ou autres. Ceci avec l’appui des
roitelets locaux qu’ils maintiennent en
place contre leurs peuples. Les mêmes qui
sont responsables de cette situation
osent verser une larme sur les victimes
de Lampedusa et plaindre Léonarda.
Hollande,
Président de notre pays n’a pas eu
un seul mot pour condamner ces sociétés
pillardes, celles du CAC 40 entre autres
qui sont à l’origine de cette situation.
On sait pourquoi : tous les
représentants de ces groupes capitalistes
travaillent avec lui main dans la main.
Le
patronat en retire des profits énormes
En France de tous temps le
capitalisme a utilisé et dans quelles
conditions la main
d’œuvre étrangère. Les travailleurs
immigrés ont toujours été une source de
profits considérables pour les
entreprises. Dès après la 1ère
guerre mondiale, en introduisant
massivement dans la production des
centaines de milliers de travailleurs
étrangers venus des colonies d’Afrique du
Nord, des pays de l’Europe du Sud, le
patronat a cru avoir à sa disposition une
main d’œuvre sous-payée exploitée au
maximum. Ca ne s’est pas passé comme il
l’avait prévu, travailleurs français et
immigrés ont mené le même combat contre
le patronat.
Avec la création de l’Europe
capitaliste, les Etats ont
instauré la libre circulation des hommes
dans la Communauté Européenne. Le
patronat européen a toute latitude pour
organiser le déplacement d’une main
d’œuvre à moindre « coût » et à
moindres droits. Des travailleurs de
toutes catégories : ouvriers,
employés, techniciens, cadres, médecins…,
mettant ainsi en concurrence les uns avec
les autres pour peser sur les salaires,
les conditions de travail, pour casser le
code du travail, les droits acquis par
les luttes en France.
On voit actuellement, venant des
pays du Maghreb et du Moyen-Orient où les
peuples subissent le chômage et la
misère, des centaines de travailleurs, de
familles, rançonnés par des filières de
passeurs mafieux, tenter de gagner
l’Europe par l’Italie, trouver la mort
dans des traversées tragiques. Réponse
des gouvernements de l’Europe capitaliste
à ces drames de la misère : ajouter
des barrières pour les empêcher de venir
en Europe !
L’immigration oui, le capitalisme
en a besoin. En France il y a 6 millions
de chômeurs mais il continue à en faire
venir mais l’immigration choisie –
contrôlée – selon ses besoins.
Ce
qui se passe en ce moment, est une
illustration de plus, s’il en était
besoin de ce qu’est le capitalisme :
l’exploitation maximum des peuples par
tous les moyens pour son seul objectif,
le profit maximum.
La lutte anticapitaliste, un combat
commun indispensable
Mettre fin à l’immigration massive
des travailleurs, des familles, passe par
un développement économique et social des
pays, par l’élargissement des droits des
peuples, la possibilité donnée à chacun
de travailler et vivre chez lui.
Dans notre pays, Français et
immigrés ont le même ennemi commun le
capitalisme qui les exploite et en veut
toujours plus. C’est dans leur lutte
commune depuis des décennies que s’est
forgée la solidarité et qu’elle se
renforcera.
En France nous demandons les mêmes
droits et les mêmes devoirs pour les
travailleurs français et immigrés.
Français ou immigrés, ce sont les
travailleurs qui
créent les richesses de notre pays accaparées
par le capital, c’est ensemble qu’il
faut lutter pour les leur reprendre.
Lutter
contre les empiètements du capital dans
chaque pays, lutter contre le capitalisme
qui est un frein au développement de
l’humanité, jusqu’à l’abattre pour
changer de société, c’est le combat de
tous les peuples.
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