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Mardi
22 octobre un millier de salariés des
sites d'Alcatel Lucent d'Orvault (Loire
Atlantique), de Rennes (Ile et
Vilaine), de Lannion (Côtes d'Armor),
d'Ormes (Loiret) et de la région parisienne
ont manifesté à Nantes contre le plan
Shift qui prévoit la fermeture ou la
cession de plusieurs établissements En
France. Communistes 44, leur a apporté
son soutien.
Michel Combes, directeur général
du groupe Alcatel, a annoncé un plan de
restructuration, le "plan
Shift", qui pour économiser un
milliard d'euros par an prévoit la
suppression de 10000 postes dans le monde d'ici la fin 2015. En France 900 postes vont être supprimés et 900
autres sont concernés par l'externalisation, les fermetures ou la mobilité entre sites. Les sites de
Toulouse et de Rennes doivent fermer
rapidement, ceux d'Eu (Seine Maritime),
d'Ormes et d'Orvault verront leur sort
réglé en 2015.
Pour justifier ce « plan
shift » M. Combes raconte qu’il
perd entre 800 millions et 1 milliard
d’euros par an depuis 2006. Faux : en 2011 le groupe a effacé la perte de
334 millions d’euros de 2010. Il
affiche plus d’1
milliard d’euros de bénéfices nets pour
2011 (usine
nouvelle, 10 février 2012.
Depuis la fusion d'Alcatel avec
l'américain Lucent en 2006 les salariés
ont connu 7 plans de restructuration
qui se sont traduits par une baisse des
effectifs. Le nombre de salariés est
passé de 12500 en 2006
à 8000 en 2013, les suppressions annoncées par
ce 8ème
plan
porteraient à 6200 le nombre de salariés en France,
soit une baisse de
50% en 7 ans. Progressivement les activités
d'Alcatel se sont déplacées dans les
filiales du groupe en Europe de l'Est mais aussi aux Etats-Unis et en Chine.
Depuis l'annonce du plan
"Shift" la mobilisation des
salariés n'a pas faibli : grèves
et
manifestations se multiplient.
La CFDT, syndicat majoritaire, estime
qu’il faut
«supprimer des emplois et
fermer des sites ». Elle
appelle au soutien de l’Etat. Or négocier pour diminuer le
nombre de licenciements c'est accepter
le plan "shift".
Le gouvernement
PS approuve
les décisions du directeur général
d'Alcatel. Montebourg veut revoir le nombre de suppressions de
postes". Ceux qui resteront sur le
carreau apprécieront!
Jean-Marc Ayrault ne
dit pas autre chose et Hollande déclare "il faudra voir comment on peut réduire autant qu'il est
possible
l'ampleur des suppressions" après
avoir affirmé "que l'Etat n'était
pas décideur. La messe est dite! Marine Le Pen, demande
au gouvernement de faire pression sur la
direction d'Alcatel pour remettre en cause l'ampleur des licenciements. UMP, FN, PS
ils sont tous d’accord. Démonstration éclatante que pour
défendre l'emploi, arrêter la casse des
entreprises il n'y a rien à attendre de
la droite, du PS, du FN, les trois fers
au feu du capital.
Communistes
propose la nationalisation sans
indemnisation des grands moyens de
production et de tout le système
bancaire ainsi que leur gestion
démocratique par les salariés. C'est la condition du développement indépendant et
souverain de la France.
Pour faire échec au plan concocté
par Michel Combes, à sa volonté
d'investir dans des filiales à
l'étranger pour faire baisser ce qu'ils
osent appeler le coût du travail, et
pour répondre aux exigences des
actionnaires, les luttes des salariés
d'Alcatel-Lucent sont décisives.
Communistes sera toujours à leur
côté et apportera son soutien fraternel
et solidaire.
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