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Des luttes
ouvrières pour un salaire vital
Depuis 2009,
d’intenses luttes ont eu lieu en Chine
dans de grandes entreprises privées, celles
de l’électronique, de l’automobile, de
la sidérurgie, de la chimie etc… Grèves
en particulier pour de meilleurs
salaires.
Les augmentations de salaires
ont progressé de 12 à 16% à Shanghai,
contre 14 à 20% dans les provinces de
Yunnan ou du Shanxi ou d’importantes
luttes ont eu lieu. En Chine, le
salaire minimum est fixé par les 28
gouvernements régionaux avec
d’importantes disparités selon les
résultats économiques de celle-ci.
La place du capitalisme dans
l’économie chinoise n’est plus à
démontrer. Il suffit de rappeler quelques
chiffres : 40 millions
d’entreprises privés, 168 milliardaires
dont la fortune dépasse les 570
milliards de dollars. Des
multinationales sévissent dans tous les
secteurs de l’économie. Dans
l’électronique Huawei est le 2ème
équipementier mondial des
télécoms, 110 000 salariés, 30
milliards de dollars de chiffre
d’affaire. Dongfeng
motors dans l’automobile compte plus de
100 000 salariés et plus de 10
milliards de dollars de chiffre
d’affaire. Wahaha dans
l’agroalimentaire dont la fortune du
PDG avec 11,1 milliards de dollars est
à la 2ème place en Chine,
etc..., sans parler des centaines de
multinationales étrangères exploitants
les salariés chinois, comme Valeo,
Schneider électrique, etc...
Un dernier chiffre qui illustre
l’évolution de l’économie chinoise :
seulement 118 entreprises publiques sont
dirigées par le gouvernement central.
C’est dans
ce climat que s’est tenu le 16ème
congrès des syndicats chinois. Peu
d’éléments ont transpiré des
discussions des 1980 délégués. Reste
que le nombre de syndiqués a progressé,
passant de 239 à 280 millions en 5 ans.
Un progrès qui va compter pour l’avenir
des luttes.
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