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La
révolution française a été l’œuvre
du peuple mais au bénéfice de la bourgeoisie. Avant 1789 la monarchie
régnait mais les banquiers qui la finançaient n’avaient pas encore le
pouvoir pour instituer les lois leur permettant de toujours plus
s’enrichir. Cet objectif qui a été atteint ; avec la révolution
reste plus que jamais leur raison d’exister (Enrichissez vous disait
Guizot -).
L’empire
est un système capitaliste plus
achevé. C’est Napoléon qui crée en 1801 la Banque de France, organisme
privé qui ne sera nationalisé qu’en 1945.
Sous le
second empire, l’enjeu de la guerre franco-allemande de 1870, sera la
possession de la totalité des
richesses minières de l’Alsace, de la Lorraine et de la Ruhr. En 1871 la
Commune est massacrée par la bourgeoisie en partie grâce à l’aide de
l’armée prussienne (le capital sait toujours s’unir pour combattre les
opprimés).
Mais
les intérêts économiques, donc politiques, des tenants des capitalistes
allemands et français sont plus que jamais opposés. L’assassinat en 1914
de l’archiduc de Sarajevo est un bon prétexte pour provoquer la première
guerre mondiale. Les peuples n’ont eu qu’à pleurer leurs morts (en
France : 1,6 millions), le capital s’en sort très bien : en
France, c’est pour lui le début de ce qu’il appellera la belle
époque !!!
1936 le
peuple qui agit dans l’unité du Front Populaire impose au patronat
l’augmentation des salaires, la semaine de 40 heures, les congés payés…
1939,
c’est la « drôle de guerre » et le comportement honteux des
dirigeants français (plutôt Hitler que le front Populaire). Le conflit va
rapidement se mondialiser. Une bonne raison de le faire : depuis
1917, la Russie est devenue l’Union soviétique, un système économique en
plein développement enfin au service du peuple. Pour l’anecdote, afin de
se faire élire Hitler avait rédigé un programme en 25 points très
favorable au peuple allemand et bien entendu il ne l’a pas mis en application : le
fascisme était né. Sans faire un parallélisme absolu, on tente
aujourd’hui, en France et ailleurs, d’utiliser la recette.
La
victoire des soviétiques sur le nazisme, la participation décisive des
maquisards, la libération de Paris permettent au peuple de nouvelles
conquêtes (citons entre autres, l’institution du régime de la Sécurité
Sociale et des retraites dont le patronat aujourd’hui souhaite la
suppression…)
L’instabilité
gouvernementale aboutit à l’institution de la 5ème république.
A
l’instar de l’Union soviétique, De Gaulle établira des plans, mais avec
une différence fondamentale : au profit du … patronat !
« Dix
ans, ça suffit », mai 1968 demeurera dans l’histoire du mouvement
ouvrier une avancée importante mais en l’absence d’un objectif politique
révolutionnaire, le capitalisme restera au pouvoir et placera au
gouvernement le parti socialiste et ses alliés de gauche. On privatise la Poste, France Télécom…). Et c’est
toujours d’actualité (la SNCF… EDF…). Résultat : les riches sont de
plus en plus riches.
Pour le
peuple, c’est davantage de misère (chômage, pouvoir d’achat en
régression, manque de moyens pour la santé, l’éducation, le logement, etc…)
La
frénésie capitaliste n’a pas de cesse… La ruine des peuples n’est pas
suffisante. Il lui faut de nouveaux débouchés. Pour les obtenir, la guerre
(mondiale ?) est plus qu’envisageable. L’intervention au Mali, les
tensions organisées au Moyen Orient ne sont que les prémices de la
préparation d’un conflit beaucoup plus large
Cette
rapide rétrospective de l’histoire du capitalisme impose la nécessité
absolue de l’’abolition de ce néfaste système.
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