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Le
10 octobre, les salariés des chantiers navals STX ont appris par la
presse financière (Les Echos) la mise en vente de leur entreprise.
Les chantiers navals de Loire Atlantique, ce sont 2.000 salariés et
4.000 salariés chez les sous-traitants qui dépendent de STX. C’est
un fleuron de l’industrie française, ils ont construit les plus
grands navires comme le France ou le Normandie ou le pétrolier
géant Batillus.
Le groupe coréen STX Offshore &
Shipbuilding est propriétaire,
depuis 2008 de 66 % des Chantiers, contre 33 % possédés par l’Etat
français. La décision de vendre émane d’une banque Coréenne, la
Development Bank, tête du pool bancaire qui a pris le contrôle du
groupe. En 2008 pour trouver
de nouvelles sources de profits, le groupe avait décidé de
construire en Chine, les
plus grands chantiers navals du monde avec un investissement de
plus d'un milliard de dollars. Après le krach de Wall Street, le chantier a été stoppé, 30 000 salariés
chinois licenciés. Aujourd’hui les
décideurs financiers veulent le relancer avec l'aide de l'Etat
chinois. Pour ce faire, la fermeture des chantiers en Europe
est la solution qui a leurs
faveurs. Le
directeur de STX St Nazaire
- L. Castaing – dément l'info le 15 octobre , curieusement 2 jours
avant la tenue des élections des représentants du personnel : « être acheté, c’est
être désiré ! » dit-il. Il y a bien péril en
l'entreprise.
Les incertitudes pour l’avenir viennent
d'être amplifiées par une information sur les choix de la SNCM
(Société Nationale Corse Méditerranéenne). Celle-ci envisage la
construction de quatre navires fret passagers, type ferry. Alors
qu’elle était en pourparlers avec STX, on apprend qu’elle a décidé
de relancer son appel d’offres auprès d’autres chantiers
navals : l’Italien Fincantieri, les Allemands Flensburger et
Nordic Yards, le Sud-coréen Daewoo et le Japonais Mitsubishi.
L'Etat qui détient 25% du capital de la SNCM a les moyens
de peser pour que son choix
soit en faveur des chantiers
STX, il doit intervenir. Pour l'heure, Montebourg, le ministre du
Redressement productif se contente de vagues déclarations.
Les élections professionnelles aux
chantiers ont eu lieu. Malgré les manœuvres, la CGT a appelé à repousser les attaques
d’une direction qui veut dénoncer tous les accords favorables aux salariés signés
ces derniers temps, accords sur le temps de travail, les prime, les
congés d'ancienneté, droit syndical etc… Elle demeure la
première organisation syndicale.
C’est un point d’appui important pour développer la
lutte des salariés face à toutes les menaces qui s'annoncent sur
les chantiers.
Des débrayages ont montré leur
volonté de résister malgré
un contexte d'incertitude qui met une pression terrible sur le
personnel. Ils ont raison, seule la lutte est efficace face à la
voracité des capitalistes.
Communistes 44 y apporte tout son soutien.
Quelles perspectives pour les
Chantiers ? Pour
assurer l’avenir des chantiers naval, il faut les sortir des
griffes des multinationales capitalistes. Il faut les nationaliser.
Seule la nationalisation pleine et entière, sans indemnités, permettra de sauver toute cette
somme de savoir-faire accumulés, de compétences tant dans la
construction navale que dans l'ensemble des sous-traitants.
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