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N°325  Semaine du 11 au 17 novembre2013

 

13 novembre 2013

 

La navale de l’Ouest

dans les remous du capitalisme international

 

 

 Le 10 octobre, les salariés des chantiers navals STX ont appris par la presse financière (Les Echos) la mise en vente de leur entreprise. Les chantiers navals de Loire Atlantique, ce sont 2.000 salariés et 4.000 salariés chez les sous-traitants qui dépendent de STX. C’est un fleuron de l’industrie française, ils ont construit les plus grands navires comme le France ou le Normandie ou le pétrolier géant Batillus.

Le groupe  coréen STX Offshore & Shipbuilding est  propriétaire, depuis 2008 de 66 % des Chantiers, contre  33 % possédés par l’Etat français. La décision de vendre émane d’une banque Coréenne, la Development Bank, tête du pool bancaire qui a pris le contrôle du groupe.  En 2008 pour trouver de nouvelles sources de profits, le groupe avait décidé de construire en Chine,  les plus grands chantiers navals du monde avec un investissement de plus d'un milliard de dollars. Après le krach de Wall Street,  le chantier a été stoppé,  30 000 salariés chinois licenciés. Aujourd’hui les décideurs financiers veulent le relancer avec l'aide de l'Etat chinois. Pour ce faire, la fermeture des chantiers en Europe est  la solution qui a leurs faveurs. Le directeur de STX  St Nazaire - L. Castaing – dément l'info le 15 octobre , curieusement 2 jours avant la tenue des élections des représentants du personnel : «  être acheté, c’est être désiré ! » dit-il.  Il y a  bien péril en l'entreprise. 

Les incertitudes pour l’avenir viennent d'être amplifiées par une information sur les choix de la SNCM (Société Nationale Corse Méditerranéenne). Celle-ci envisage la construction de quatre navires fret passagers, type ferry. Alors qu’elle était en pourparlers avec STX, on apprend qu’elle a décidé de relancer son appel d’offres auprès d’autres chantiers navals : l’Italien Fincantieri, les Allemands Flensburger et Nordic Yards, le Sud-coréen Daewoo et le Japonais Mitsubishi.

L'Etat qui détient 25% du capital de la SNCM a les moyens de peser pour que  son choix soit  en faveur des chantiers STX, il doit intervenir.   Pour l'heure,  Montebourg, le ministre du Redressement productif se contente de  vagues déclarations.

Les élections professionnelles aux chantiers ont eu lieu. Malgré les manœuvres, la CGT  a appelé à repousser les attaques d’une direction qui veut dénoncer tous les accords  favorables aux salariés signés ces derniers temps, accords sur le temps de travail, les prime, les congés d'ancienneté, droit syndical etc… Elle  demeure la première organisation syndicale. C’est  un point d’appui  important pour développer la lutte des salariés face à toutes les menaces qui s'annoncent sur les chantiers.

Des débrayages ont montré leur volonté  de résister malgré un contexte d'incertitude qui met une pression terrible sur le personnel. Ils ont raison, seule la lutte est efficace face à la voracité des capitalistes.  Communistes 44 y apporte tout son  soutien.

Quelles perspectives pour les Chantiers ? Pour  assurer l’avenir des chantiers naval, il faut les sortir des griffes des multinationales capitalistes. Il faut les nationaliser. Seule la nationalisation pleine et entière, sans indemnités,  permettra de sauver toute cette somme de savoir-faire accumulés, de compétences tant dans la construction navale que dans l'ensemble des sous-traitants.

 

 

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