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Mardi 14
janvier, le vote de l’Assemblée
nationale à
clôturé une semaine de débats
sur l'agro-écologie par l'adoption (332
voix pour) du projet Le Foll pour
la
« Loi d’avenir pour
l'agriculture, l'alimentation et la
forêt ».
Dans le
cadre de la PAC (Politique Agricole
Commune), le ministre présentait un
texte censé concilier performance et
écologie.
Cet objectif
affiché satisfait bien à la
problématique : produire plus pour
regagner la place de la France
exportatrice de produits agricoles (
passée en 10 ans du 2 ème au 5ème rang
mondial) tout en respectant l'exigence
d'un traitement écologique de
l'environnement et des populations
du
secteur agricole.
Des
mesurettes déjà annoncées moult fois
pour limiter et contrôler les
pesticides ( ex : pas de publicité
pour ces produits auprès du grand
public c'est à dire. les jardiniers du
dimanche ! (sic). Contrôle de
l'antibiothérapie etc. Autant
de vœux pieux dans le contexte d'une
industrie chimique dominée par les
grands groupes internationaux qui se
moquent comme d'une guigne de la santé
humaine puisque c'est sur elle qu'ils
font des profits colossaux.
La
nomination d'un « médiateur des
relations commerciales » est
prévue.
De quoi faire trembler les
Leclerc, Carrefour, Auchan etc.
Mais le
grand tournant agro-écologique, c'est
la naissance des GIEE, Groupements d’intérêt
économique et environnemental. « Soviétisation »
de l'agriculture française,
« transformation de nos fermes en
kolkhozes », le déchaînement
verbal que cette proposition article a
suscité à l'Assemblée n'a même pas pu
masquer le creux de ce nouveau label
attribué à des groupes d'exploitations
et d'organismes qui feraient des
efforts d'innovation dans le sens d'une
démarche plus respectueuse de l’environnement.
Déjà mis en œuvre sous un autre nom,
HQE pour Haute Qualité
Environnementale, ce label revient avec
des incitations financières plus
convaincantes. C'était l'exigence
majeure formulée par les tenants de la
FNSEA qui voient là encore un moyen
supplémentaire d’absorber des aides de
la collectivité. Ce qui ne les empêche
nullement de hurler à l'excès des
normes et des contraintes.
Pour le
foncier : une adaptation des
contrats de génération apportera une
aide pendant 3 ans à
l'exploitant qui voudra transmettre son
entreprise à un salarié ou à un
stagiaire de moins de 30 ans, (35 ans
en Outre-mer).
Aucune mesure réelle pour
protéger contre la monopolisation des
terres et les artificialisations
diverses qui réduisent dramatiquement
les drainages indispensables.
D'autres
mesures concernant la forêt (privée,
bien sûr) tendent uniquement à
répondre aux exigences des
investisseurs financiers de ce secteur
tout en faisant semblant de croire en
leur volonté de
mettre en œuvre une gestion écologique
de ce patrimoine commun considérable.
Dire que
l'on est contre l'industrialisation de
l'agriculture, illustrée à grand
renfort d'images de « la ferme aux
1000 vaches » de la Somme
présentée comme LE modèle- repoussoir
et dans le même temps donner
satisfaction aux détenteurs de capitaux
attirés par des profits juteux, aux
banques agricoles, à l’Union européenne
relève de l'escroquerie intellectuelle
et politique. Pour rappel : l’investisseur
de cette « ferme » est un
gros patron du BTP qui n'a rien à voir
avec l'agriculture.
Le consensus
global s'est opéré sur ce texte. L'UMP
a voté contre, elle est dans son rôle
tout comme l'UDA qui s'abstient. Ce
vote n'est pas pour nous étonner mais
il faut quand même noter le vote
favorable et unanime d' EL (17 votants
- 17 voix pour) tout comme le silence
presque assourdissant des organisations
« vertes », des
gesticulateurs habituels de l'écologie,
de la Confédération paysanne etc.
Nous,
COMMUNISTES, pensons qu'il est
parfaitement possible de conjuguer une
agriculture qui réponde aux besoins
alimentaires et économiques, avec des
revenus suffisants aux travailleurs du
monde agricole dans le respect de la
terre, de l'environnement et des
consommateurs. Evidemment, cela suppose
d'éliminer ce qui parasite le système
et ne permettra jamais de concilier écologie
et profits : le capitalisme.
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