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Hollande
sans sa conférence de presse a annoncé
toute une série de mesures, de textes
et d’ordonnances qui vont frapper fort.
Exemple :
35
milliards d’euros supplémentaires avec
la suppression des cotisations
familiales payées par les entreprises
pour financer la branche famille de la
Sécurité Sociale. C’est du vol.
Qui
paiera ?
Il n’y
a pas 36 solutions : ces 35
milliards seront « compensés » par de nouvelles
économies qui s’ajouteront aux
50 milliards d'euros de baisse des
dépenses déjà annoncées. « C’est
beaucoup, puisque cela n’a jamais été
fait, mais ce n’est pas
insurmontable », a affirmé
Hollande.
Ce nouveau cadeau au patronat vient juste après celui de 20
milliards d’euros de crédit d’impôt
pour la compétitivité et l’emploi
(CICE) sans oublier tout le reste
Le patronat applaudit, mais… pour le MEDEF, le chef de
l'Etat va «dans le bon sens», la CGPME (Petites
et Moyennes Entreprises) se déclare
prête à «relever le gant». Le patronat
français a bien accueilli le pacte de
responsabilité de François Hollande
mais il rejette toute idée
« d’engagement juridique
écrit…
Chiffrer en termes d’embauches,
c’est impossible »
a-t-il déclaré dès le lendemain.
On comprend
que le patronat approuve.
Le gouvernement continue de
faire payer le peuple, y compris les
plus modestes, en revenant sur les
droits sociaux et sur les services
publics.
Hollande a
confirmé mardi que les acquis sociaux
seront supprimés les uns après les
autres, que les suppressions d’emplois
se poursuivront, que les salaires et le
pouvoir d’achat baisseraient bien plus.
Sous prétexte de réduire le nombre de
procédures pour les entreprises, son
« choc de simplifications »,
il veut aller encore plus loin dans la
casse du code du travail. Il a
annoncé un plan d’austérité avec des
mesures toujours plus dures pour le
peuple, augmentation de la TVA, attaque
sur les retraites, la Sécurité Sociale
et tous les secteurs de la fonction
publique.
On ne peut
pas faire autrement, c’est, a-t-il dit,
la seule solution. En même temps, il
ose appeler les salariés et le patronat
à travailler ensemble pour sortir de la
crise. La classe ouvrière et tous les
salariés.
Derrière le
patronat ces injonctions émanent d’un
haut responsable socialiste, chef de
l’Etat !
Hasard du calendrier ?
La CGT, la CFDT, la FSU et
l'UNSA, se sont accordées ce même mardi
sur des revendications communes
réclamant la
"conditionnalité" des aides
aux entreprises, et porteront ces
demandes lors du débat sur le
"pacte de responsabilité"
proposé par François Hollande.
Les entreprises ont déjà
répondu, pas question pour elles de
prendre quelque engagement que ce soit.
Il ne s’agit pas de s’embarquer
une nouvelle fois dans ces
« négociations »
interminables dont on connait les résultats
à l’avance.
Dans une déclaration signée par
leurs numéros un, les quatre
organisations affirment qu'elles
"porteront ces revendications et
objectifs communs lors des discussions
qui se dérouleront dans le cadre du
pacte de responsabilité". Le
texte a été publié juste avant la
conférence de presse du président
François Hollande. Les quatre
syndicats prévoient d'agir ensemble,
dans les semaines qui viennent au
"niveau régional" et le 4
avril dans le cadre d'une manifestation
européenne… La CFTC a quitté cette
intersyndicale et Solidaires n'a pas
été invitée aux travaux. De leur côté,
Force ouvrière et la CFE-CGC avaient
refusé de prendre part à cette
initiative. Mais aucune organisation
n’appelle à la mobilisation des
salariés à la hauteur des attaques.
Pour stopper
cette politique il est temps d’agir
très fort. L’appel à l’action de la CGT
le 6 février, doit être une première
riposte.
Pourtant,
partout des luttes sont menées par des
syndicalistes CGT, FSU, FO…qui ne
lâchent rien s’opposant aux suppressions
d’emplois, à la fermeture de leur
entreprise, lutte pour les salaires
etc…
De l’argent il
y en a
De mai 2012 à aujourd’hui, il y a
500 000 chômeurs de plus mais tous les
spécialistes de l’économie capitaliste
se réjouissent d’un retour des profits
record.
Toutes les Bourses mondiales ont
bouclé l’année 2013 en affichant des
records. Le CAC 40 a
augmenté de 18 %. Des centaines de
milliards affluent à nouveau sur les
marchés spéculatifs.
Les 500 plus grandes fortunes
professionnelles ont augmenté de 25% en
2012
Alors que de plus en plus de
travailleurs se soignent de moins en
moins, Hollande a eu le cynisme de
reprendre le langage patronal en
évoquant les « excès et les
abus » de la Sécurité
sociale !
Plus de cinq ans après le krach
de Wall Street en septembre 2008,
l’économie capitaliste est engluée dans
la plus profonde récession depuis la
Grande dépression des années 1930.
La flambée des cours, des profits
des sociétés et des salaires des PDG
coïncide avec une pauvreté et un
chômage de masse grandissants et des
niveaux d’inégalité sociale de plus en
plus stupéfiants.
La courbe ascendante du cours des
actions va de pair avec la courbe
montante des indices de la misère
sociale et de la privation. Le nombre
de personnes qui vont au resto du cœur
explose. Le chômage continue sa
progression, les salaires et pensions
en baisse accentuent les phénomènes de
pauvreté et de précarité.
Ne les laissons pas faire !
Une action large, unie, forte, le
rassemblement des salariés du peuple
est indispensable pour
mettre un coup d’arrêt à la
politique de Hollande qui sert le
capital.
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