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N°334  Semaine du 13 au 19 janvier 2014

 

16 janvier 2014

 

Hollande agit, le capital applaudit

 

 

 

Hollande sans sa conférence de presse a annoncé toute une série de mesures, de textes et d’ordonnances qui vont frapper fort. Exemple :

35 milliards d’euros supplémentaires  avec la suppression des cotisations familiales payées par les entreprises pour financer la branche famille de la Sécurité Sociale. C’est du vol.

Qui paiera ?

Il n’y a pas 36 solutions : ces 35 milliards seront « compensés » par de nouvelles économies qui s’ajouteront aux 50 milliards d'euros de baisse des dépenses déjà annoncées. « C’est beaucoup, puisque cela n’a jamais été fait, mais ce n’est pas insurmontable », a affirmé Hollande.

Ce nouveau cadeau au patronat vient juste après celui de 20 milliards d’euros de crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) sans oublier tout le reste

Le patronat applaudit, mais… pour le MEDEF, le chef de l'Etat va «dans le bon sens», la CGPME (Petites et Moyennes Entreprises) se déclare prête à «relever le gant». Le patronat français a bien accueilli le pacte de responsabilité de François Hollande mais il rejette toute idée « d’engagement juridique écrit…   Chiffrer en termes d’embauches, c’est impossible »  a-t-il déclaré dès le lendemain.

On comprend que le patronat approuve.

Le gouvernement continue de faire payer le peuple, y compris les plus modestes, en revenant sur les droits sociaux et sur les services publics.

Hollande a confirmé mardi que les acquis sociaux seront supprimés les uns après les autres, que les suppressions d’emplois se poursuivront, que les salaires et le pouvoir d’achat baisseraient bien plus. Sous prétexte de réduire le nombre de procédures pour les entreprises, son « choc de simplifications », il veut aller encore plus loin dans la casse du code du travail.  Il a annoncé un plan d’austérité avec des mesures toujours plus dures pour le peuple, augmentation de la TVA, attaque sur les retraites, la Sécurité Sociale et tous les secteurs de la fonction publique.

On ne peut pas faire autrement, c’est, a-t-il dit, la seule solution. En même temps, il ose appeler les salariés et le patronat à travailler ensemble pour sortir de la crise. La classe ouvrière et tous les salariés.

Derrière le patronat ces injonctions émanent d’un haut responsable socialiste, chef de l’Etat !

Hasard du calendrier ?

La CGT, la CFDT, la FSU et l'UNSA, se sont accordées ce même mardi sur des revendications communes réclamant la "conditionnalité" des aides aux entreprises, et porteront ces demandes lors du débat sur le "pacte de responsabilité" proposé par François Hollande.

Les entreprises ont déjà répondu, pas question pour elles de prendre quelque engagement que ce soit.

Il ne s’agit pas de s’embarquer une nouvelle fois dans ces « négociations » interminables dont on connait les résultats à l’avance.

Dans une déclaration signée par leurs numéros un, les quatre organisations affirment qu'elles "porteront ces revendications et objectifs communs lors des discussions qui se dérouleront dans le cadre du pacte de responsabilité". Le texte a été publié juste avant la conférence de presse du président François Hollande. Les quatre syndicats prévoient d'agir ensemble, dans les semaines qui viennent au "niveau régional" et le 4 avril dans le cadre d'une manifestation européenne… La CFTC a quitté cette intersyndicale et Solidaires n'a pas été invitée aux travaux. De leur côté, Force ouvrière et la CFE-CGC avaient refusé de prendre part à cette initiative. Mais aucune organisation n’appelle à la mobilisation des salariés à la hauteur des attaques.

Pour stopper cette politique il est temps d’agir très fort. L’appel à l’action de la CGT le 6 février, doit être une première riposte.

Pourtant, partout des luttes sont menées par des syndicalistes CGT, FSU, FO…qui ne lâchent rien s’opposant aux suppressions d’emplois, à la fermeture de leur entreprise, lutte pour les salaires etc…

De l’argent il y en a

De mai 2012 à aujourd’hui, il y a 500 000 chômeurs de plus mais tous les spécialistes de l’économie capitaliste se réjouissent d’un retour des profits record.

Toutes les Bourses mondiales ont bouclé l’année 2013 en affichant des records. Le CAC 40 a augmenté de 18 %. Des centaines de milliards affluent à nouveau sur les marchés spéculatifs.

Les 500 plus grandes fortunes professionnelles ont augmenté de 25%  en 2012

Alors que de plus en plus de travailleurs se soignent de moins en moins, Hollande a eu le cynisme de reprendre le langage patronal en évoquant les « excès et les abus » de la Sécurité sociale !

Plus de cinq ans après le krach de Wall Street en septembre 2008, l’économie capitaliste est engluée dans la plus profonde récession depuis la Grande dépression des années 1930.

La flambée des cours, des profits des sociétés et des salaires des PDG coïncide avec une pauvreté et un chômage de masse grandissants et des niveaux d’inégalité sociale de plus en plus stupéfiants.

La courbe ascendante du cours des actions va de pair avec la courbe montante des indices de la misère sociale et de la privation. Le nombre de personnes qui vont au resto du cœur explose. Le chômage continue sa progression, les salaires et pensions en baisse accentuent les phénomènes de pauvreté et de précarité.

Ne les laissons pas faire ! Une action large, unie, forte, le rassemblement des salariés du peuple est indispensable pour  mettre un coup d’arrêt à la politique de Hollande qui sert le capital.

 

 

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