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L’annonce de François Hollande
concernant 50 milliards «
d'économies » marque
l'accélération du démantèlement du
système social français et du maillage administratif
qui date de la révolution de 1789. Tout
doit être maîtrisé par les
multinationales, le système social
français est un obstacle au profit.
Supprimer les
cotisations sociales de la branche
famille, c’est faire 35 milliards de
cadeaux supplémentaires aux grands
groupes capitalistes et démanteler une
branche de la sécurité sociale payée
entièrement par le travail comme
d'ailleurs toute la protection sociale.
C'est
ce système qui a construit la
solidarité nationale, composante de la
nation française, indispensable pour
protéger le peuple à égalité.
Les attaques
incessantes menées contre la sécurité
sociale par les multinationales et les
pouvoirs successifs depuis sa création
en 45 ont toujours été repoussées par
les luttes. Les luttes, c'est la seule
solution qui s'offre aux travailleurs. Le syndicalisme englué dans le
compromis avec le Medef et le pouvoir
qu'il a contribué à mettre en place, a
choisi la « négociation »
plutôt que d’organiser les luttes.
Aujourd'hui c'est la branche famille
qui est sortie de la protection
sociale, la branche maladie est
également dans le viseur du PS et ses
alliés. Hollande ne cesse pas de
dénoncer les « abus » et les «
fraudeurs » qui seraient responsables
du « déficit de la sécurité sociale ».
– Il
oublie volontairement les exonérations
dont bénéficient les entreprises et qui
sont autant de recettes en moins pour
la sécu.
– Il
oublie volontairement le niveau de
chômage jamais atteint en France dont
les grands groupes sont responsables au
travers d'une recherche effrénée de
profits supplémentaires.
– Il
oublie encore les cotisations sociales
non payées par les entreprises (9
milliards) qui exercent sans gêne le
chantage à l'emploi.
En réalité
Hollande veut livrer la protection
sociale au privé comme le demandent les
grands groupes capitalistes au travers
des « baisses de charges ». Le budget
de la sécurité sociale c'est 533
milliards d'euros qui échappent au
capital et que convoitent les
multinationales, en particulier les
banques et assurances. Cette attaque sans précédent
contre notre système de protection
sociale serait financée par des «
économies » de 50 milliards réalisées
sur les collectivités territoriales et
la sécurité sociale.
Les
collectivités territoriales, c'est 450
milliards d'euros de budget qui font
fonctionner les services publics dont
les multinationales n'ont pas la
maîtrise.
L'enjeu est
là, casser les services publics, les
livrer au capital pour plus de profit.
Pour
diminuer la « dette
publique », les dotations aux
collectivités territoriales diminuent
déjà de 1,5 milliards par an depuis
2013.
Hollande
et le Medef veulent restructurer le
tissu administratif français. La France
compte 26 régions, cent départements,
36 000 communes et 18 000
groupements
intercommunaux. « Des
incitations (financières) fortes seront
accordées en fonction des
regroupements » a annoncé le
gouvernement.
L'objectif
du pouvoir capitaliste est de réduire
le nombre de ces administrations et de
redéfinir les missions des services
publics. Le conseil constitutionnel
doit se prononcer cette semaine pour
donner plus de pouvoirs aux régions en
matière d’emploi et de gestion des
fonds européens. Le but est le même, il
s'agit de rechercher de nouvelles
sources de profits. La construction de
l'Europe capitaliste, son développement
oblige le pouvoir à accélérer le
processus d'intégration des nations aux
objectifs des multinationales. Les
régions sont le point de passage de
cette politique.
Les
états capitalistes européens veulent
mettre en place dès 2014 un «
gouvernement économique » et « un
gouvernement de la défense européenne
».
C'est
la disparition des nations pour les
soumettre totalement aux décisions
économiques et militaires du capital
européen. Il est urgent que les peuples
s'engagent dans la lutte, en France
comme partout en Europe, pour leur
indépendance, le droit de décider et de
disposer eux-mêmes de leur avenir.
Communiste
existe pour cela.
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