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Plus de 150 manifestations, des dizaines
de milliers de travailleurs ont
manifesté le 6 février dans toute la
France leur volonté de lutter pour
l'augmentation des salaires, pour
l'emploi.
La CGT seule appelait à cette
initiative.
Il est utile de rappeler que
cette journée d'action a été décidée
par la confédération face au
mécontentement exprimé par les
syndicats locaux.
Les raisons de manifester, de
faire grève, ne manquent pas. Salaires
et pouvoir d'achat en baisse, pensions
de retraite qui diminuent, suppressions
d'emplois qui se multiplient, attaque
sur les services publics, les fonctions
publiques, les retraites, l'accès à la
santé, etc.
Dans le même temps, la
multiplication des cadeaux au patronat
se poursuit et s'accélère. Les profits
explosent.
Gattaz se réjouit des décisions
prises par le gouvernement socialiste
et ses alliés mais en même temps il en
demande plus : suppression des impôts
locaux des entreprises, exonérations de
cotisations sociales contre la création
de 1 million d'emplois.
Il y a donc de quoi revendiquer
et lutter.
Nous connaissons depuis longtemps
la position des confédérations
syndicales qui toutes sont engagées
dans la gestion des décisions prises
par le Medef et le gouvernement.
La CFDT est championne de la
compromission avec le capital, elle exige
de participer à toutes les «réformes »
en cours ou à venir, elle signe tous
les accords régressifs. Rien sur les
salaires, elle gère avec le Medef les
suppressions d'emplois y compris contre
l’avis de ses syndicats de base.
Le dernier exemple en date
concerne la suppression de 3000 emplois
chez le transporteur Mory-Ducros.
Le décalage entre les directions
des centrales syndicales et les
syndicats d'entreprises (qui existe
depuis longtemps) est de plus en plus
visible. Arcelor-Mittal, Peugeot Aulnay,
Goodyear, aujourd’hui Mory-Ducros, sont
les exemples les plus récents de
tentatives d'isolement des conflits
sociaux légitimes. Les syndicats sont
devenus des partenaires soucieux de compromis,
c'est un choix politique. Ils ont
abandonné l'idée que la lutte est la
seule voie pour satisfaire les
revendications.
« Mais où sont donc passés
syndicats », c'est le titre du journal
de droite « la
tribune » (qui s'en réjouit). La
question est juste mais le journal note
avec inquiétude que « le calme (des
centrales syndicales) au niveau
national, ne doit pas cacher les fortes
mobilisations au niveau local ».
Les travailleurs ont bien compris
qu'il n'y a pas d'autre issue que la
lutte.
La
mobilisation du 6 février doit trouver
un prolongement immédiat.
Gattaz et le gouvernement vienne
d'annoncer ensemble la poursuite des
sales coups qu'ils préparent. (Nous y
reviendrons)
Pour mettre un coup d'arrêt à
l'aggravation de la situation sociale
et aux prétentions du Medef, il faut
que les travailleurs se rassemblent,
s'unissent dans l'action quotidienne,
il y a urgence.
Communistes est disponible pour
encourager ce mouvement.
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