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La suppression
des cotisations de la branche famille, les exonérations sociales diverses
constituent le plus grand hold-up sur les salaires connu jusqu'ici.
Personne ne dit rien si ce n'est que pleurer sur ces mesures sans les
combattre.
Les cotisations sociales, c'est un prélèvement sur le travail, c'est
une part des salaires non versés aux travailleurs, mise en commun pour
répondre aux besoins collectifs de protection sociale. C'est ce qu'on
appelle le salaire socialisé.
Cette part de salaire dont l'efficacité n'est plus à prouver est
convoitée depuis la création et le développement de la protection sociale
par les patrons qui considèrent qu'ils en sont propriétaires. La bataille
idéologique sur cette question ne connaît pas de répit, et pour cause, les
sommes sont considérables. Chaque année (depuis 2009) les entreprises s'accaparent de 30 à 33
milliards de cotisations sociales sur les bas salaires sans aucune
conséquence sur l'emploi.
Le pouvoir à l'origine de ces exonérations aggrave sans cesse les
conditions d'accès à la santé, à la retraite en prétextant les déficits
sociaux alors qu'il en est l'organisateur.
En supprimant les cotisations sur la branche famille c'est un nouveau
hold-up sur les salaires et des difficultés supplémentaires pour les
travailleurs.
35 milliards vont être ponctionnés sur le travail pour terminer dans
les poches des actionnaires des entreprises.
Ce vol organisé n'émeut pas les politiques et les centrales syndicales.
Si quelques-uns se fendent en
protestations aucun n'appelle à
l'abolition des mesures prises par le pouvoir socialiste et ses
alliés.
Les droites applaudissent, les centrales syndicales et le front de
gauche demandent des "contreparties".
Les patrons peuvent voler allègrement les salaires des travailleurs,
ils ont la bénédiction du pouvoir et personne ne les inquiète.
Après initiative du 6 février
qui a démontré de réelles possibilités d'engager la lutte, il faut
maintenant la développer sans attendre. C’est la seule façon d’imposer un coup d’arrêt au patronat et
au gouvernement.
C'est ce que « Communistes » soutient.
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