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12/02/2014
Communiqué de COMMUNISTES INDRE
Il faut
continuer à développer les luttes, c’est la seule façon
d’imposer un coup d’arrêt au
patronat et au gouvernement.
Après l’initiative du 6 février
qui a démontré de réelles possibilités
d'engager la lutte, il faut maintenant
la développer sans attendre. Sans quoi
le
département de l’Indre va
connaitre une nouvelle
régression en matière
d’emplois industriels, qui n’ira
que crescendo.
Le 6 février les salariés de la
métallurgie ont déposés leurs
revendications auprès de la chambre
patronale, qui portaient bien des
inquiétudes. L’emploi industriel se
détériore aux
profits du capital, les salaires
moyens se situent au 96ème rang,
ils
sont inférieurs de 16.4% à la moyenne
nationale mais dans le même temps, l’impôt
sur la fortune dans l’Indre se situe au
10ème rang. La crise, ce n’est pas le
« coût du travail » qui en
est la cause !
Plan de compétitivité, Plan
social entreprise, peut importe le nom ;
ce sont les salariés qui sont la
variable d’ajustement pour le capital.
Andritz multinational entendrait
supprimer sur le site de
Châteauroux (entreprise de 167
salariés) une
trentaine d’emplois selon les
syndicats. L’Entreprise
Françaises de Roue (F2R) dont
le fournisseur de travail est à 80%
Renault, serait sous le coup d’une
cessation de paiement. Alors que le
rachat par le groupe Indien Deltronix
en 2010, avec les éloges des politiques
devaient pérenniser le site et les
emplois.
Toujours
dans la métallurgie le groupe SOGEFI
(Ex Mark IV) serait sous le coup de 13
licenciements, selon nos informations.
Dans l’agro alimentaire le
groupe Barilla France (Ex Harrys)
entreprise de près de 600
salariés,
entend se restructurer sur un
seul site à Châteauroux. Il vient selon
les syndicats, d’annoncer une perte
sèche de 80 départs en retraite non
remplacés et l’arrêt du recrutement
d’intérimaires (environ 135) d’ici
2018.
Le Medef (Gattaz) et le
gouvernement
d'annoncent ensemble la
poursuite des sales coups contre les
salariés. Le pacte dit de
responsabilité aux entreprises, c’est
la poursuite de la baisse du « coût
du travail » pour le capital, donc
moins de redistribution aux salariés. Quelles
qu’en soient les formes, c’est moins de
contraintes pour les profits et l’activité
des entreprises, soit plus de liberté
et de déréglementation pour exploiter
le travail.
Pour Communistes Indre il est
urgent de mettre un coup d'arrêt à
l'aggravation de la situation sociale, aux prétentions
du Medef, et à ce Gouvernement qui
tranche en faveur du capital contre
l’emploi, le développement social et
les salariés.
Il faut que les travailleurs se
rassemblent, s'unissent, luttent dans
l'action quotidienne, il y a urgence. Dans
la suite du 6 février, avec une
nouvelle journée d’action interprofessionnelle
est annoncée
le 18 mars, Communistes soutient cette
action et appelle à en faire une grande
journée.
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