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Jeudi 13
février, pour la sixième fois depuis
trois semaines, l’intersyndicale des
professeurs du second degré du
département des Hauts-de-Seine
(SNES-FSU, CGT, FO, SUD, SGEN-CFDT,
SE-UNSA) appelait à une journée de
grève. Les revendications des grévistes
sont toujours les mêmes : des
moyens en horaires (plus de 2000 heures
sont nécessaires pour que chacun puisse
assurer à peu près convenablement la
rentrée) ; le maintien du
dispositif de l’éducation prioritaire
avec des seuils d’effectifs, le
maintien des lycées dans ce dispositif,
et le paiement des jours de grève.
Pour la
première fois, ils ont été rejoints par
des grévistes des établissements
secondaires de la Seine-Saint-Denis,
lesquels étaient même les plus nombreux
en grève. La problématique de ces
grévistes est beaucoup plus centrée sur
l’Education prioritaire ; ainsi 2
établissements censés rejoindre l’année
prochaine la liste des REP+ (la crème
de l’Education prioritaire) ont leur
dotation en heures qui baisse. C’est
que, non seulement la réforme de
Peillon se fait à moyens diminués, mais
les seuils d’effectifs ne font plus
partie des critères retenus.
Une
manifestation rassemblant 2000 personnes
a quitté la place Saint-Michel pour le
ministère de l’éducation nationale. En
plus du 92 et du 93, on y voyait des
grévistes de trois établissements de
l’Essonne. Le ministère n’a pas reçu de
délégation des enseignants du second
degré.
Le problème
global est bien que la loi de finance
et l’austérité en général ne permettent
pas d’assurer des conditions d’étude
normales pour les élèves ; ici ce
sont des dédoublements qui sauteraient,
à un poste de français ou de
mathématiques ; beaucoup
d’établissements vont devoir supprimer
des options et appliquer les horaires
« plancher ». Pendant ce
temps-là le ministre parle de bloquer
l’avancement des fonctionnaires.
Le clivage
est clair : soit l’intérêt des
élèves, soit celui des grands
capitalistes ; Hollande et toute
sa clique ont choisi depuis bien
longtemps.
L’intersyndicale
régionale, s’est réunie dans la soirée
et propose des suites la semaine de la
rentrée le mardi 4 et surtout le jeudi
6 mars. Communistes soutient la lutte
et les grève des enseignants pour
défendre une Ecole qui permettent des
conditions d’étude satisfaisantes.
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