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N°339  Semaine du 17 au 23 Février 2014

 

14 février 2014

 

Nouvelle journée de grève des enseignants du second degré dans la région parisienne

 

 

Jeudi 13 février, pour la sixième fois depuis trois semaines, l’intersyndicale des professeurs du second degré du département des Hauts-de-Seine (SNES-FSU, CGT, FO, SUD, SGEN-CFDT, SE-UNSA) appelait à une journée de grève. Les revendications des grévistes sont toujours les mêmes : des moyens en horaires (plus de 2000 heures sont nécessaires pour que chacun puisse assurer à peu près convenablement la rentrée) ; le maintien du dispositif de l’éducation prioritaire avec des seuils d’effectifs, le maintien des lycées dans ce dispositif, et le paiement des jours de grève.

Pour la première fois, ils ont été rejoints par des grévistes des établissements secondaires de la Seine-Saint-Denis, lesquels étaient même les plus nombreux en grève. La problématique de ces grévistes est beaucoup plus centrée sur l’Education prioritaire ; ainsi 2 établissements censés rejoindre l’année prochaine la liste des REP+ (la crème de l’Education prioritaire) ont leur dotation en heures qui baisse. C’est que, non seulement la réforme de Peillon se fait à moyens diminués, mais les seuils d’effectifs ne font plus partie des critères retenus.

Une manifestation rassemblant 2000 personnes a quitté la place Saint-Michel pour le ministère de l’éducation nationale. En plus du 92 et du 93, on y voyait des grévistes de trois établissements de l’Essonne. Le ministère n’a pas reçu de délégation des enseignants du second degré.

Le problème global est bien que la loi de finance et l’austérité en général ne permettent pas d’assurer des conditions d’étude normales pour les élèves ; ici ce sont des dédoublements qui sauteraient, à un poste de français ou de mathématiques ; beaucoup d’établissements vont devoir supprimer des options et appliquer les horaires « plancher ». Pendant ce temps-là le ministre parle de bloquer l’avancement des fonctionnaires.

Le clivage est clair : soit l’intérêt des élèves, soit celui des grands capitalistes ; Hollande et toute sa clique ont choisi depuis bien longtemps.

L’intersyndicale régionale, s’est réunie dans la soirée et propose des suites la semaine de la rentrée le mardi 4 et surtout le jeudi 6 mars. Communistes soutient la lutte et les grève des enseignants pour défendre une Ecole qui permettent des conditions d’étude satisfaisantes.

 

 

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