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N°346  Semaine du 07 au 13 avril 2014

 

07 avril 2014

 

Coût et surcoût du capital » :

un débat de la CGT à Paris-Jussieu

 

 

 

La confédération CGT a commandité une étude à une équipe d’économiste de l’Université de Lille. Ces derniers sont venus présenter leurs travaux lors d’un débat organisé par la CGT de Jussieu. Les économistes qui ont fait ce travail ne se cachent pas d’appartenir à l’école post-keynésienne. Leurs travaux révèlent, données à l’appui, que le capitalisme monopoliste moderne engloutit dans la financiarisation des capitaux considérables qui ne sont pas réinvestis dans la production et alimentent la spéculation mondiale. De même, ils montrent que l’Euro est une arme redoutable mettant en compétition dépressive les salaires dans toute l’Europe ce qui rend illusoire une relance qui ne serait pas alimentée par une demande plus forte dans tous les pays européens. Dans leurs conclusions, celle de leur rapport et celles qu’ils ont tirées lors de leur présentation, l’équipe de chercheurs préconise de s’attaquer au capitalisme financier pour redonner du souffle au capitalisme productif et des services.

 

Cette orientation est celle de tous les syndicats affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats et en France de toutes les confédérations y compris la CGT. Pourtant à y regarder de plus près, cette orientation qui semble s’attaquer à la finance parasitaire est une impasse. En effet, comme le soulignent de nombreux militants de la CGT et ce fut le cas dans le débat, le capitalisme ne peut pas se découper en « bon capitalisme » et en « capitalisme casino ». La financiarisation du capital est une loi de développement même du capitalisme. Pour accroître ses profits, il joue sur la circulation du capital comme d’un outil pour prélever plus de profits sur le travail. Mais la gigantesque suraccumulation de capital devient un frein à l’investissement et donc tarit la source même des profits : le travail vivant, ce qui entraîne une nouvelle surexploitation des travailleurs. Cet aspect des choses est d’ailleurs bien souligné dans le rapport des économistes et il est largement revenu dans le débat.

 

Tout cela montre deux choses. La première est qu’il faut aller au fond de la question concernant la nature du capitalisme et de sa crise, la deuxième, c’est qu’il n’y a pas de voie pour la « réforme » du capital comme le disent les adeptes d’un « capitalisme régulé », formule qui sert en fait à cacher leur soumission à la loi d’airain de l’exploitation capitaliste. Pour sortir de la crise du capitalisme, il faut détruire les bases même de ce système : l’exploitation des travailleurs par le capital et ouvrir la voie à une société socialiste de coopération des producteurs. Pour cela, il est illusoire de penser que, sans l’expropriation des capitalistes, il puisse y avoir des changements significatifs et durables au bénéfice des travailleurs. C’est cette voie révolutionnaire qu’a choisie notre Parti des Communistes et nous l’exposons dans une brochure que nous venons d’éditer.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

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