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Valls comme nouveau premier
ministre est un virage de plus à
droite. Hollande réagit à la défaite du
Parti socialiste aux élections
municipales en lui donnant comme mission de
mettre en œuvre les coupes sociales et
les réformes du marché du travail en
accélérant le rythme.
Surnommé le « Schröder français
» ou
« Sarkozy de gauche »… ces noms
en disent long sur le personnage et sa
politique.
Les
50 milliards d’euros de coupes
budgétaires seront appliqués et ce ne n’est
qu’un début. Les marchés financiers, le
Fonds monétaire international, la
Commission de l’Union européenne,
exigent des réductions de plus en plus
drastiques. Comme l’engagement d’une
réduction de 200 milliards d’euros par
an des dépenses publiques pour
atteindre le niveau allemand… Comme des
baisses radicales des salaires et des
attaques encore plus importantes contre
les conditions de travail afin de
réduire le déficit commercial de la
France qui s’élève à 60 milliards
d’euros…
La réforme des collectivités, le
regroupement des régions…c’est
l’accélération de l’intégration
européenne, la fin de la souveraineté
nationale.
Ce nouveau gouvernement a pour
mission de satisfaire plus vite les
exigences du capital. Nous sommes dans une situation
d’urgence qui l’exige a déclaré Valls
dès son discours d’investiture.
Accélérer le rythme… L’Assemblée
Nationale se réunira à la fin avril
pour adopter le programme qu’il aura
fixé et cet été une conférence
« sociale » fera de même.
Vous connaissez ce fameux « dialogue
social » où les maîtres du capital
et leurs larbins décident
ensemble !
Valls a donné le ton dans son
discours d’investiture du 8 avril. Ce
fut un appel à l’union sacrée de
tous les français derrière les
entreprises.
Son discours fut apprécié. Par
le PS d’abord mais aussi par l’UMP et
l’UDI « baisser les charges des
entreprises, oui il faut »
« Nous ferons avec… Nous vous
suivrons à chaque fois que la France
connaîtra des difficultés » a
déclaré le Président du groupe UMP.
« C’est un pacte de redressement
national a affirmé le
Président du groupe UDI.
L’application
d’un tel programme apporte de l’eau au
moulin du FN, son renforcement est
devenu un
objectif politique, le capital se fait
de plus en plus à l’idée d’en appeler
aux fascistes pour aller plus loin dans
ces exigences et à réprimer
les luttes.
Le peuple cherche une autre
politique, les élections municipales
ont montré le rejet de la politique de
Hollande au service du capital. Les
intérêts du capitalisme et ceux du
peuple sont inconciliables. La lutte
doit être quotidienne, pied à pied pour
arracher au capital les milliards qu’il
vole au peuple.
Pour mettre un terme à la
domination du capital, il faut mener la
lutte politique contre le régime
capitaliste et tous ceux qui le
servent.
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