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L’assemblée Nationale vient
d’approuver le « plan de
rigueur » du socialiste Valls, 50
milliards de coupes budgétaires -et ce
n’est qu’un début- sur la Sécurité
Sociale, le système de santé, sur les
retraites et indemnités
complémentaires, sur le salaire de la
fonction publique, les collectivités
territoriales. La réforme des
collectivités, le regroupement des
régions, la suppression des
départements, c’est l’accélération de
l’intégration européenne, un pas de géant
vers la fin de la souveraineté
nationale.
C’est pour réaliser tout cela que
Valls a obtenu la majorité. Le seul
rôle de son gouvernement c’est de
satisfaire encore plus vite les
exigences du capital. Dès cet été une
« conférence sociale » où les
maîtres du capital et leurs larbins de
tous ordres décideront ensemble de la
suite.
« C’est un pacte de
redressement national » a affirmé
le Président de l’UDI-centriste.
« Notre abstention est une
abstention d’encouragement »
a-t-il confirmé lors du vote. 17 UDI se
sont abstenus et 3 ont même voté
pour ; tous ont salué une
inflexion très forte du gouvernement.
L’alliance des centristes avec les
socialistes pour aller ensemble plus
vite et plus loin, toujours plus à
droite, se réalise.
41 députés PS n’ont fait que
s’abstenir. La seule façon de
s’opposer à la
politique de leur parti au service du
patronat capitaliste c’était de voter
NON, ils ne l’ont pas fait.
« Nous vous suivrons à
chaque fois que la France connaîtra des
difficultés » avait déclaré le
président du groupe UMP lors de
l’investiture de Valls. D’accord avec
la façon dont le gouvernement
socialiste conduit la politique, le
groupe UMP a pu voter contre sans
risque pour Valls, ce qui aurait été
différent si les 41 députés avaient
voté contre au lieu de s’abstenir. Un
coup d’œil rapide sur les résultats,
permet de vérifier aisément :
Oui : 265 -
NON : 232 – abstentions : 67
(dont 41 PS)
On a là l’exemple des
combinaisons politiciennes UMP –CDI –
PS etc... au service du capital contre
le peuple. En même temps le Front
National pourra assurer la relève si
nécessaire.
La seule alternative à tout ça,
c’est la lutte des travailleurs et du
peuple contre les forces du capitalisme
et tous ceux qui sont çà son service.
Faisons de la journée de grèves
et de manifestations dans la fonction
publique le 15 mai et de celle des
cheminots du 22 mai de grandes journées
de lutte.
www.sitecommunistes.org
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