|
Agé de 49 ans Frédéric LEMOINE est
président du directoire DE WENDEL
depuis 2009 après avoir été directeur
adjoint
du cabinet de Jacques
BARROT au Ministère du Travail puis
secrétaire général adjoint de l’Elysée
sous J. Chirac. C’est donc un dirigeant
politique et industriel de haut niveau
qui tranche de tout avec l’autorité que
lui confère sa place dans le monde
capitaliste.
Dans une interview au journal
financier « Les Echos », il
annonce d’entrée « J’en ai assez
d’entendre parler de patriotisme
économique à tout bout de champ… Il
ne faut pas être surpris que des
entreprises décident de placer leurs
sièges sociaux hors de France ».
Il
poursuit « Il faut avant tout
laisser les entreprises s’occuper des
entreprises… Les
pouvoirs publics ont déjà suffisamment
à faire pour ne pas aller se mêler de
la vie des entreprises… C’est aux actionnaires et aux
dirigeants d’Alstom de décider de son
avenir… Les entreprises (il ose
ajouter : comme les
citoyens !!) doivent être
libres ».
A la question : « Que
les grands fleurons français soient
devenus des proies ne vous
préoccupe-t-il pas ? », il
répond, méprisant : « C’est
une idée française de penser que les
entreprises françaises sont
immuables ».
En 2013 les entreprises ont reçu
de l’Etat 200 milliards d’exonérations
fiscales et de cotisations sociales,
auxquels il faut ajouter 20 milliards
de crédits d’impôts. En 2014, elles
percevront 35 milliards de plus.
GATTAZ
déclare : « Les chefs
d’entreprises verseront si bon leur
semble, des dividendes à leurs porteurs
de titres avec cet argent ». En 2013 les entreprises du CAC 40 ont distribué 43 milliards aux
actionnaires, soit trois fois la somme investie
dans l’industrie française. (Il faut
avant tout laisser les entreprises
s’occuper des entreprises ». F.
Lemoine).
Hollande a décidé 50 milliards
d’économies sur les dépenses publiques,
sur les prestations sociales, la
Sécurité Sociale, les salaires des
fonctionnaires, les retraites,
l’assurance chômage, les collectivités
locales…
Le
même Lemoine constate avec plaisir que
le gouvernement socialiste a évolué sur
les entreprises ces derniers mois. « On parle maintenant de
les soutenir c’est tant mieux » se
réjouit-il tout en lui proposant
d’aller plus loin et d’y aller plus
vite. C’est exactement ce que Wall et
son gouvernement viennent
d’annoncer !
« Je
veux un Etat stratégique en accord et
en lien avec les chefs
d’entreprises »
déclarait M. Le Pen au Figaro
dès 2012. Aujourd’hui on peut lire sur
son site : « Les entreprises
souffrent de la faiblesse de leurs
marges et de leurs profits nets »
UMP, Parti socialiste et alliés
au gouvernement, Front national, tous
sont au service du capitalisme, quelles
que soient leurs déclarations. Le Front
de gauche avec le PCF ne parle jamais d’en
finir avec ce système capitaliste.
Les
intérêts du capital et ceux du travail
sont inconciliables, on ne
« dialogue » pas avec le
capital, on le combat jusqu’à l’abattre.
Seule la lutte de classe contre
les grands groupes capitalistes et les
gouvernements à leur service, une lutte
sans compromis, rejetant les fausses
solutions peut imposer des changements.
Communistes est le seul parti à
appeler à la lutte anticapitaliste
Les
candidats de Communistes aux élections
européennes du 25 mai sont les seuls à
appeler à dire NON à l’Europe
capitaliste. Votez pour eux.
www.sitecommunistes.org
|