|
Tel
est le résultat d’une étude que le
cabinet McKinsey vient de
réaliser à la demande du Medef. A la
casse de ces emplois industriels
s’ajoutent – 41.000 dans l’agriculture
et – 93.000 dans les banques. L’INSEE
annonce 23.600 emplois marchands au 1er
trimestre de cette année.
C’est
la poursuite annoncée du déclin, du
chômage de masse car le développement
de la recherche et de la technologie ne
peut se réaliser pleinement que dans la
production de biens matériels par
l’industrie, l’agriculture.
Des études aux actes.
Les
constructeurs européens de
l’automobile, y compris Renault et
Peugeot, mettent en avant les surcapacités
de leurs usines pour justifier les
fermetures d’entreprises et les
suppressions d’emplois.
Ainsi
après Peugeot qui a fermé l’usine
d’Aulnay et supprimé une chaîne à
Poissy, une autre à
Mulhouse, les mesures de chômage
partiel
se multiplient.
Renault
annonce la suppression de 200
postes d’intérimaires à Flins alors que
son plan de plus de 8.000 suppressions
d’emplois continue à courir jusqu’en
2016.
Dans
le même temps Renault annonce un plan
d’investissement de 450 millions
d’euros et l’embauche de 270 ouvriers
dans son usine slovaque de Novo Mesto
pour y fabriquer la Twingo et la Smart
de Mercedes.
La
raison, toujours la même : plus de
profit avec les salaires à bas coût.
La démagogie du Medef, les
rideaux de fumée de Hollande et du
gouvernement.
Lorsque
Gattaz promet un million d’emplois
personne n’y croit à part ceux qui
comme la CFDT font crédit au discours
patronal alors que la réalité de tous
les jours c’est la longue liste des
fermetures et des suppressions
d’emplois.
Après
nous avoir seriné que le chômage allait
baisser en 2013, qu’il prévoyait pour
2014 un retournement de la croissance,
c’est autour du rachat d’Alstom par
Général Electric ou Siemens que ce
pouvoir déploie un nouveau rideau de
fumée avec un décret qui étend le nombre
de branches « stratégiques »
sur lesquelles l’Etat aurait son mot à
dire.
Remarquons
que dans ce cas il ne remet pas en
cause la vente d’Alstom. Il remet en
cause l’un des repreneurs. Mais au
final cela ne change rien. Alstom sera
démantelé, ses diverses activités
indispensables à une industrie moderne
vendues
au plus offrant C’est les
actionnaires qui décideront le quel des
deux sera le plus généreux pour leur
offrir le plus d’argent.
L’emploi,
le développement industriel, l’intérêt
national de font pas partie du
vocabulaire des capitalistes. Seul
compte leur profit immédiat et maximum.
On ne compose pas avec le
capitalisme. On le combat.
L’exemple
d’Alstom montre que le capitalisme est
incapable d’apporter des réponses au
développement industriel, à la création
d’emplois.
Sans
attendre des solutions existent pour
assurer l’avenir d’Alstom et de
l’ensemble de l’industrie.
Exproprions les actionnaires
qui ne pensent qu’aux profits.
Pensons-y dimanche. Votons pour
les listes présentées par Communistes.
www.sitecommunistes.org
|