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A l’appel de la CGT, les intermittents
du spectacle poursuivent leur grève. La CGT
spectacle appelle à
faire de ce lundi 16 juin une journée
d’engagement massif, avec un
rassemblement face au Ministère de la
Culture.
Les révisions budgétaires du
gouvernement vont considérablement
amputer les droits sociaux de tous les
demandeurs d’emploi, travailleurs
précaires, intérimaires et donc ceux
des intermittents.
La nouvelle convention
d’assurance chômage va se traduire par
deux milliards « d’économies »
d’ici 2017 à l’UNEDIC
(1) pris sur le dos des chômeurs.
*
6 chômeurs sur 10 dans notre pays ne
sont pas indemnisés, 86% des
embauches se font en CDD.
*
La baisse des indemnités des 2 millions
d’intérimaires dont les intermittents
va aller jusqu’à 300€ par mois. Le
durcissement des conditions d’accès aux
droits passe à 507 heures en 10 mois au
lieu de 12 mois auparavant…Le patronat
de cette branche a touché cette année
plus de 500 millions de Crédit Impôt
Compétitivité (CICE) !
* Sur plus de 254 000 salariés
intermittents qui ont cotisé en 2011,
seuls 43 % ont bénéficié d’une journée
d’indemnisation.
*
Des privilégiés les intermittents? En
2011, le salaire annuel moyen
des artistes et techniciens confondus est
de 8 503 euros (4 869 euros
pour les artistes). Quant au salaire
annuel médian de l’ensemble des
intermittents du spectacle, il est de
2 762 euros !!!
*
Dans le spectacle, dans le cinéma, la
notion de travail est dissociée de la
notion d’emploi. Entre deux
cachets, l’artiste ne s’arrête
pas de travailler. Il reste un
créateur : il continue d’écrire, fait
ses vocalises s’il est chanteur, ses pas
s’il est danseur, répète ses gammes sur
son instrument de
musique…
*
Exemple :
à France télévision 1 travailleur sur 5
est un intermittent ! TF1 a été
condamnée pour ces recours abusifs à
l’intermittence là ou un emploi
permanent devrait être de mise.
Comme
dans le bon vieux temps, le Medef, la
CFDT et le gouvernement veulent payer
les artistes au chapeau ! L’industrie
du spectacle génère d’énormes profits
pris sur l’exploitation des artistes et
techniciens qui en sont les créateurs.
Cette nouvelle convention UNEDIC
signée fin mars par le MEDEF, la
CFDT, FO et la CFTC, entrera en vigueur
le 1er Juillet. Le
gouvernement socialiste veut la
ratifier. Le MEDEF, en concertation
avec la CFDT et FO, menace de quitter
la gestion de l’UNEDIC
si la convention n’est pas signée. Le
journal financier « Les
Echos » rapporte que le patronat
« estime que les efforts demandés
aux intermittents répondent à une « logique
d’équité » puisque les droits de
l’ensemble des salariés vont aussi être
rognés ».
Ce sont donc de nouvelles
attaques massives qui sont mises en
œuvre. Ces mesures ne concernent donc
pas seulement les intermittents, elles
vont bien au-delà.
L’heure est à
l’action partout.
La lutte
des intermittents a le soutien de Communistes.
Seule
la lutte contre les grands groupes
capitalistes et les gouvernements à
leur service peut imposer des
changements.
*UNEDIC
Organisme paritaire, géré par le patronat
et les syndicats chargé d’indemniser
les salariés privés d’emploi.
www.sitecommunistes.org
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