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Plus d’un
cheminot sur deux a participé à la
grève du 11 juin à l’appel de la CGT et
de Sud Rail, rejoints dans certaines
régions par l’Unsa et FO.
Les cheminots veulent d’autres
réformes que celles proposées en
commission de
l’Assemblée Nationale le 27 et 28 mai
2014 qui aggravent le contenu du projet
de loi prévoyant l’éclatement de la
SNCF. Les questions de la dette comme
celle du financement ne sont pas
réglées et l’orientation
prise conduit à une dégradation du
Service Public pour les usagers, une
détérioration des conditions de travail
pour les cheminots avec des milliers de
suppression d’emplois à la clé. De nouvelles fermetures de
lignes et de gares, l’abandon total du
transport de marchandises par la SNCF
sont également prévus. 2.500
suppressions d’emplois sont annoncées
pour cette année.
Comme ils l’avaient déjà exprimé
en juin et décembre 2013 et le 22 mai
2014 avec 22 000 manifestants à Paris,
les cheminots, une fois de plus par
cette très large mobilisation exigent
de véritables négociations pour
améliorer le service ferroviaire. La
libéralisation du rail mise en
application dans les pays européens a
généré une baisse de la qualité du
service public, de la sécurité et
l’explosion des tarifs pour les
usagers.
Plus de 230
Assemblées Générales ont à une large majorité voté la
reconduction pour 24 heures de la grève. Devant la détermination des
cheminots (en Picardie 145 contrôleurs
en grève sur 149 et 91 % des
conducteurs de train) le secrétaire
d’état aux transports Frédéric
Cuvillier a demandé aux organisations
syndicales d’ouvrir des négociations
dés ce 11 juin et même dans la nuit.
Pour faire
triompher leurs justes revendications
pour un véritable service public de la
SNCF et le maintien de leurs avantages,
les cheminots n’attendront pas les
journées d’action épisodiques prévues
par les organisations syndicales pour
fin juin.
A suivre …. A suivre …. A suivre
…. A suivre ….
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