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Le comité national de la le
recherche scientifique du CNRS s’est
réuni en séance plénière avec
l’ensemble de ses instances
scientifique le 11 juin dans le grand
amphithéâtre des saints Père à Paris. C’est la cinquième réunion de ce
genre en 70 années d’existence du CNRS. Ces "plénières" sont
les indicateurs d’une crise grave entre
le monde de la recherche et le pouvoir
politique. Cette réunion qui avait
pour seul thème l’emploi scientifique, fait
suite à l’appel de mars dernier du
Conseil scientifique du CNRS qui
s’alarmait de la crise de l’emploi dans
l’organisme et au-delà dans l’ensemble
de la recherche publique.
A l’issue de la journée cette "plénière"
du Comité national du CNRS a voté à la
quasi unanimité un texte qui fait le
constat que la politique menée par les
différents gouvernements a amoindri nos
capacités de recherche et affaibli la
position de la France au niveau
international. Ce texte dénonce le
gâchis humain de la précarité massive
qui amène les jeunes à se détourner de
la recherche.
Pour éviter la poursuite du
déclin scientifique du pays, il faut
développer l’emploi dans les organismes
publics de recherche et dans le secteur
privé, notamment industriel. Les moyens existent, en réorientant
les financements sur projets en moyens
récurrents et surtout en s’en prenant
au Crédit impôt recherche.
L’utilisation de 70% de ce dernier
permettrait l’embauche des 70 000
précaires que le Ministère a
comptabilisés dans la recherche et l’enseignement
supérieur.
Dans la foulée de cette journée
qui a vu le même jour un millier de
manifestants de la recherche et de
l’enseignement supérieur exiger une
autre politique de l’emploi,
l’intersyndicale Recherche Enseignement
Supérieur appelle le 24 juin à une
journée d’action le jour de la
discussion à l’assemblée nationale du
collectif budgétaire sur la recherche.
Communistes soutient les
revendications des personnels de
l’enseignement supérieur et de la
recherche.
www.sitecommunistes.org
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