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Avec l’aide du gouvernement
français le groupe américain Général
Electric a mis la main sur l’activité « énergie » d’Alstom. Il s’agit d’un nouvel
exemple des remodelages et des
transformations capitalistes à
l’échelle mondiale. Elles ne touchent
pas qu’Alstom mais dans le cas de cette
entreprise, stratégique dans le domaine
de l’énergie et des transports, le
retentissement politique en a été plus
grand.
Le gouvernement se félicite de
cet accord qui de fait démantèle le
groupe Alstom au profit de GE en lui
cédant l’activité énergie pour un montant moins élevé que
la proposition initiale : 7,3
milliards contre 12,35 milliards prévus
initialement. La propagande raconte que
la France aura son mot à dire mais en
réalité il est clair que cette activité
rentre complètement dans le giron de
GE, y compris au niveau comptable. Le
montage comporte la cession par GE à
Alstom de l’activité Signalisation, c’est une bien maigre concession
au regard du poids que pèse le secteur
énergie. Alstom se retrouve donc
réduite à son activité transport face à
une concurrence redoutable de Siemens
(autre candidat à la reprise) et qui
pourra profiter d’une autre opportunité
pour emporter ce morceau.
Un autre gagnant dans l’affaire,
c’est l’actionnaire principal Bouygues
puisque l’État lui rachète ses actions
et devient pour un temps l’actionnaire
principal avec 20% des actions pour une
valeur de 1,7 milliards d’Euros. C’est un
beau cadeau pour Bouygues qui est en
difficulté de cash dans une situation où
les télécommunications connaissent une
forte tendance à la concentration et
qu’il a « raté » le rachat de
SFR.
Le gouvernement socialiste joue
son rôle au service des multinationales.
Il achète des actions, entre au capital
pour aider GE à absorber Alstom et
surtout à restructurer l’entreprise.
Pour financer, il va vendre des actions
d’autres entreprises comme EDF, EADS
etc… C’est une pratique courante. En
2013, l’Etat est entré au capital de
Peugeot mais il a vendu 3,1% de ses
participations dans Safran, 2,1% de
celles d’EADS.
Le gouvernement cherche à faire
avaler l’abandon d’une filière
stratégique au profit d’un des plus
grands monopoles US qui se caractérise
par sa volonté d’imposer les
orientations énergétiques du futur. La
France y perd beaucoup en capacité de
définir sa politique énergétique et
donc en indépendance tout court.
À l’opposé de cette
vassalisation, notre parti
« Communistes » appelle à la
lutte contre le grand capital national
et mondialisé en commençant par
l’exproprier de ce qui ne lui
appartient pas. Nationaliser
Alstom comme tous les grands secteurs
de la production, des échanges et de la
finance, est bien le seul moyen de
libérer notre pays et les salariés de
la dictature du capital monopoliste.
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