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N°358  Semaine du 23 au 30 juin au 06 juillet 2014

 

03 juillet 2014

Notre parti a participé à Bruxelles

à un forum international sur le thème :

100 ans après la première guerre mondiale, le monde en 2014

 

 

A l’initiative du Parti du Travail de Belgique (PTB) s’est tenu à Bruxelles, du 26 au 29 juin, un forum  qui a regroupé 43 partis communistes et mouvements progressistes venus des cinq continents. Notre parti, représenté par notre secrétaire national Antonio SANCHEZ et Michel GRUSELLE membre du bureau national, a apporté sa contribution à cette initiative par une communication et il a participé aux débats sur les problèmes posés par la crise du capitalisme, les affrontements impérialistes et sur les questions de stratégie et de tactique qui se posent aux partis révolutionnaires aujourd’hui.

Nous avons noué  de nombreux contacts  au cours de discussions bilatérales. Elles ont permis une meilleure compréhension des positions des uns et des autres et aussi de nouer des liens avec des partis ayant une approche voisine de la nôtre. Cette initiative nous a permis de mesurer l’importance du développement de notre activité et de notre solidarité internationaliste. C’est aussi dans ce cadre que nous avons rencontré récemment à Paris un représentant du Parti Communiste Brésilien. Ci-dessous l’intervention qu’Antonio Sanchez a prononcée à ce forum au nom de notre Parti.

 

Chers camarades,

 

Ce qui a marqué fondamentalement le dernier siècle, c'est la grande révolution d'octobre 1917.

Le peuple russe avec Lénine à sa tête allait se débarrasser du Tsar, chasser les propriétaires des moyens de production et d'échange et construire une société socialiste.

L'existence de l'Union des Républiques Socialistes Soviétiques va marquer profondément les rapports politiques entre les peuples du monde.

Le rôle positif que l'URSS a joué pour libérer les peuples de la domination capitaliste est incontestable. En Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud, des peuples ont lutté, et luttent encore pour se libérer de l'impérialisme.

Dès sa naissance, l'URSS est attaquée de toutes parts par l'impérialisme mondial dominé par les USA. C'est une lutte à mort qui est menée contre l'Union Soviétique pour l'abattre.

La deuxième guerre mondiale est l'occasion rêvée par l'impérialisme pour se débarrasser de l'Union Soviétique. En France, la bourgeoisie déclare « plutôt Hitler que le Front populaire », en Angleterre, Churchill souhaite voir « Hitler à la morgue et Staline à l'hôpital ».

Dès 1941 l’Union Soviétique demande l'ouverture d'un nouveau front pour combattre l'Allemagne nazie. Malgré son insistance, les USA et l'Angleterre laisseront les peuples d’ l'Union Soviétique seuls face à 170 divisions de l'armée allemande.

Cela coûtera 23 millions de morts à l'Union Soviétique.

Ce n'est qu'au moment où l'armée rouge a considérablement avancé sur le front de l'Est que les Américains ont décidé d'intervenir massivement. C’est le cas du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie

Il fallait sauver le capital dans l'urgence pour empêcher l'Union Soviétique d'étendre son influence aux peuples d'Europe de l'Ouest.

Après la victoire de l'Union soviétique sur l'impérialisme allemand, les grandes puissances capitalistes forment des 1945 un front uni pour abattre l'URSS. C’est ce qu’ils appellent la « guerre froide ».

L'impérialisme mène des guerres partout où les peuples luttent pour leur libération : au Vietnam, en Corée, en Palestine, en Algérie, à Cuba… Ces guerres étaient destinées à détruire toutes les idées révolutionnaires, à dominer les peuples pour les exploiter et s'accaparer les richesses des pays.

Elles ont eu aussi pour but d'affaiblir le développement économique des pays socialistes et d’abord l’Union Soviétique qui devaient s'armer pour se défendre.

– L'ONU est créée en 1945, elle n'a jamais exercé sa mission originelle définie dans sa charte en 1945 : maintien de la paix dans le monde, défense des droits de l'homme. De 1945 à 1990, elle joue un rôle très important dans l'organisation de la guerre froide dirigée par les USA contre l'URSS et les pays socialistes.

– L'OTAN est créée en 1949 par les USA et les pays de l'Europe occidentale.

Dès sa création, c'est l’instrument armé de la guerre froide qui a pour but de s'opposer à l'Union Soviétique et aux pays socialistes.

La frénésie anticommuniste atteint des sommets aux USA, toute idée progressiste est condamnée, c'est la chasse aux sorcières, des milliers d'Américains sont arrêtés et emprisonnés sous prétexte de divulguer des idées communistes. En Allemagne de l'Ouest l'embauche de travailleurs soupçonnés d'être communistes est interdite dans la fonction publique. Ce ne sont là que quelques exemples de la bataille idéologique que mène l'impérialisme.

Cette lutte à mort amène la défaite de l'URSS et sa disparition. C'est ce qui fait dire à la propagande capitaliste que le socialisme ne peut pas exister, qu'il n'est pas viable, qu'il s'est effondré de l'intérieur ce qui est faux bien entendu, nous venons de le démontrer, sans nier que certains dirigeants de l'URSS ont trahi.

Tout ceci est orchestré pour faire croire qu'il n'y a qu'un seul système économique possible dans le monde : le capitalisme.

La première révolution socialiste est vaincue, mais la lutte de classe à l'échelle internationale continue et grandit, les peuples luttent partout contre l'exploitation capitaliste. Sur tous les continents la classe ouvrière revendique de meilleures conditions de vie : en Inde, en Chine, en Europe, en Amérique du Sud etc.…

Mais depuis la disparition de l'URSS et des pays socialistes de l’Est européen et l’affaiblissement considérable du mouvement révolutionnaire mondial, le monde est dominé par le capitalisme avec à sa tête les USA et l’Union Européenne qui cherchent par tous les moyens y compris la guerre, à s'accaparer les richesses mondiales.

Les idées développées par Marx et Engels dans le manifeste communiste de 1848 sont toujours d'actualité. Ils écrivaient : « poussée par le besoin de débouchés nouveaux, la bourgeoisie mondiale envahit le monde entier. Il lui faut s'implanter partout, exploiter partout ». La mondialisation, c'est cela. C'est la domination économique et politique de grands groupes capitalistes et de leurs états serviteurs. C'est l'organisation du monde pour la course au profit à l'échelle mondiale. Dans cette course aux profits, tous les moyens sont utilisés, les conséquences sont catastrophiques :

– guerres, génocides, misère, immigration massive, déplacements de population, montée des intégrismes de toutes natures, utilisation des religions, racisme etc.… Tel est le monde d'aujourd'hui.

Ce qui menace le monde, ce qui met les peuples et les pays à feu et à sang, ce qui alimente l'intégrisme religieux, le nationalisme, ce qui maintient deux milliards d'êtres humains dans la misère (y compris dans les pays industrialisés), c'est le capitalisme.

– 60 pays sont aujourd'hui plus pauvres qu’en 1990

– 2,8 milliards de personnes ont moins de 600 € par an pour vivre, une sur cinq ont moins d'un euro par jour.

– 33 000 enfants meurent chaque jour de maladie, de soif ou de faim.

– aux USA 36 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, elles sont 8 millions en France.

– Dans les pays "développés" apparaît une nouvelle catégorie de salariés : les travailleurs pauvres, dans l'incapacité d'assurer en travaillant les besoins élémentaires de tout être humain.

Le capitalisme a besoin de se développer par n'importe quel moyen et de plus en plus vite.

Ce sont les multinationales qui sont aux commandes du monde capitaliste. Elles possèdent les grands moyens de production et d'échange. Elles détiennent le pouvoir économique et financier, elles détiennent donc le pouvoir politique. En France elles ont la main sur les partis dits « de droite » comme l’UMP, sur le Parti Socialiste, sur le Front National.

Pour accroître leurs profits, elle s'affrontent dans une lutte sans merci : OPA, fusions- acquisitions, délocalisations, démantèlements, licenciements massifs, fermetures d'entreprises, atteintes aux droits du travail, aux droits à la santé, à la retraite, baisse des salaires, casse des services publics, privatisation de la recherche, de l'enseignement… Rien ne doit échapper à la loi du profit.

C'est ce que nous vivons en France.

Le développement du capitalisme mondial depuis la disparition de l'URSS entraîne une concurrence entre multinationales de plus en plus dangereuse. Les conflits armés, les tensions internationales se multiplient. L'impérialisme dominant (les USA) et ses satellites dans le monde sont à l'origine de ces conflits : démantèlement de la Yougoslavie, guerre en Centrafrique, au Mali, en Irak, Afghanistan, Libye, Sud Soudan, Pakistan, Moyen-Orient, Corée, et dernièrement l'Ukraine. Tous ces conflits, ces tensions sont attisés par la guerre économique entre les multinationales pour accroître leurs profits.

Après la disparition de l'URSS, la propagande capitaliste avait promis le bonheur aux peuples du monde. On voit ce qu'il en est aujourd'hui.

En France les rapports de force ont été profondément modifiés suite à la disparition de l'URSS.

Le parti communiste français n'est plus un parti révolutionnaire, il a fait le choix d'abandonner le terrain de la lutte de classe, il se prononce aujourd'hui pour une « Europe sociale », pour le « partage des richesses » et pour donner un autre rôle à la banque centrale européenne. Il n'est plus question d'abolir le capital.

Du point de vue des syndicats : la confédération générale du travail (CGT) a également abandonné le terrain des luttes. L'appropriation sociale des moyens de production et d'échange n'est plus à son ordre du jour. Elle s'est engagée dans un « dialogue social » avec le patronat français. Actuellement elle mène une campagne  pour le « partage des richesses ». Elle se prononce pour un « syndicalisme rassemblé » et recherche en permanence l'unité  avec des centrales syndicales réformistes plutôt que l'unité des travailleurs dans la lutte pour satisfaire leurs revendications. Ils sont tous adhérents à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et à la Confédération Syndicale Internationale (CSI) qui gèrent avec complaisance les intérêts des multinationales.

Mais malgré ces handicaps, il y a des luttes en France, de plus en plus nombreuses, elles démontrent qu'il y a des forces révolutionnaires dans ce pays, des forces qui résistent malgré les obstacles.

Cet état des forces politiques nous a amené à créer un parti révolutionnaire en 2002 que nous avons appelés « Communistes ». Nous sommes  aujourd'hui le seul parti révolutionnaire en France. Toutes les forces politiques et syndicales sont engagées dans la collaboration de classe, ce qui nous laisse donc tout le champ révolutionnaire à investir. Nous avons fait en 12 ans d'existence beaucoup de progrès du point de vue de notre organisation et de notre propagande.

Nous avons participé aux sélections européennes, nous n'avons pas pu faire imprimer nos bulletins de vote et nos circulaires électorales, faute de moyens. Nous avons dû faire face également à l'obstruction générale des médias. Mais malgré tous ces obstacles nous avons fortement progressé et renforcé notre organisation. Ce sont des signes très encourageants.

Nous concentrons notre activité sur les entreprises, les quartiers, les établissements d'enseignement, nous multiplions les réunions, nous distribuons des tracts dans toutes les manifestations et bien entendu, nous soutenons toutes les luttes revendicatives.

Nous nous sommes créés sur la base du marxisme- léninisme, nous refusons toute collaboration de classe, toutes les unions politiques qui mènent  à des impasses et qui ont toujours un but contre -révolutionnaire. Nous travaillons à l'union du peuple dans les luttes contre l’exploitation capitaliste et pour pour supprimer le capitalisme.

Nous souhaitons vivement consolider nos liens avec les partis révolutionnaires partout dans le monde. La classe ouvrière internationale, les peuples en ont fortement besoin.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

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