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Hollande et Valls convoquent les
syndicats les 7 et 8 juillet à leur
3ème « conférence
sociale ». L’objectif est
clair : fixer avec le MEDEF et le
gouvernement une nouvelle aggravation
des reculs sociaux à imposer aux
travailleurs et au peuple pour
permettre aux multinationales
capitalistes d’accroître encore plus
rapidement leurs profits.
Le MEDEF fait
monter les enchères à la veille de
cette conférence, il est entendu par le
gouvernement socialiste.
Les Syndicats doivent
refuser d’assister à cette conférence.
Ils doivent refuser d’aller livrer les
salariés au gouvernement et au
patronat.
Dans une interview au journal
financier « Les Echos » Valls
annonce la couleur, tout pour
l’entreprise capitaliste :
« On critique beaucoup trop
l’entreprise, sans entreprise pas de
création de richesse ». Il veut
continuer de baisser le « coût du
travail ». Il annonce 6,5 milliards
supplémentaires de réductions
d’impôts aux entreprises en
2015,
8 milliards de plus en 2016
et
5,5 milliards de plus en 2017. A
ajouter à l’attribution actuelle de 20
milliards de crédit impôts
compétitivité.
Il met en route 50 milliards de réduction des dépenses
publiques et sociales. L’Assemblée Nationale a voté le
« budget rectificatif
2014 » qui
réduit ces dépenses, la semaine
prochaine elle votera la réduction des
dépenses de Sécurité sociale et de
santé. Valls annonce en
plus la mise en route dès cette année
de la « réforme
territoriale ».
« Jamais
dit-il de tels engagements
n’ont été pris à ce niveau ! ». Pourtant, déjà chaque année les
grandes entreprises bénéficient de 230
milliards de dégrèvements de
cotisations sociales et de cadeaux
fiscaux !
Il annonce une accélération de
la casse du code du travail : « Je vais leur demander
d’engager des discussion sur les
simplifications du code du travail,
avec la volonté de rendre les
fonctionnement de l’économie plus
souple, plus efficace ».
Valls est clair, il a besoin de
cette conférence sociale pour faire
avaliser les exigences du
MEDEF : « Sans l’accord des
partenaires sociaux, le pacte de
responsabilité n’aurait pas pu voir le
jour », ajoute-t-il. La CFDT et la CFTC qui ont signé
ce pacte ont permis au gouvernement
socialiste et au MEDEF de l’imposer.
Patronat et gouvernement en
veulent toujours plus : 49 milliards distribués aux
actionnaires en 2013, 80 milliards de
« niches fiscales » détournés
par les plus riches, 257 milliards
d’euros pour les 100 plus grosses
fortunes de France (+ 10% en 2013)
détenus par les possédants des
entreprises du CAC40. Ce n’est pas
encore assez !
Pendant ce temps la pauvreté
augmente. L’INSEE
annonce plus de 8,7 millions de
personnes en France
vivent avec moins de 878 euros
mensuels. Les pauvres sont de plus en
plus nombreux en France y compris chez
les salariés qui ont un emploi
Une
attaque de cette envergure, doit
rencontrer l’opposition résolue de
l’ensemble des centrales syndicales. La
défense des salariés l’exige.
NON à cette conférence
sociale !
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