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C’est à un simulacre de conférence
auquel nous avons assisté. Avant,
pendant et après cette comédie qu’a
fait le patronat aidé par le
gouvernement ? Une
fois de plus il a attaqué nos acquis
sociaux, nos conventions collectives et
le code du travail.
L’objectif avoué du Medef et de
ses valets au gouvernement est de
mettre au placard les conquêtes du
programme du Conseil National de la
Résistance imposé par le peuple dans le
cadre de la Libération. Il ne peut y
avoir de dialogue entre exploiteurs et
exploités. Seule une lutte de classe
acharnée fera reculer les prétentions
du grand capital.
Selon les déclarations de notre
ministre de l’économie Michel Sapin
« notre amie c’est la finance, la
bonne finance » !!! De qui se
moque t-on ? Des 6 millions de
chômeurs ? Des 10 millions de
pauvres vivant dans notre pays ?
Des 87 % d’embauches de travailleurs en
CDD ?
Avant le début de cette
conférence sociale, Valls s’était déjà
couché à propos de la pénibilité du
travail ce qui laissait présager la
suites des débats.
Les patrons qu’ils soient ceux des
groupes impérialistes, des grandes
entreprises publiques ou privées, des
PME, de l’artisanat ou du
commerce,
parlent tous le même langage et
exigent du gouvernement que les
travailleurs soient corvéables à merci,
sans aucune protection sociale digne de
ce nom.
Mardi 7 juillet, l’Assemblée
Nationale a adopté en 1ère
lecture le projet rectificatif sur la
loi de financement de la Sécurité
Sociale et de santé, avec des milliards
de réductions supplémentaires de
cotisations
sociales pour les entreprises et
des réductions drastiques sur les
dépenses de santé. Comme
« dialogue social » on peut
mieux faire !
La casse du Code du Travail doit
s’accélérer avec comme objectif de
rendre le fonctionnement de l’économie
« plus souple, plus
efficace » (pour qui ?),
ce qui laisse présager un nombre encore
plus important
de fermetures, de décentralisations, avec
l’augmentation du nombre de chômeurs
dans des délais encore plus ou moins
longs.
Les dirigeants de la CFDT ont
participé sans scrupule à toute cette
conférence. La
CGT, FO, SUD et la FSU ont boycotté la
2ème journée de ce simulacre
de discussions en laissant entendre
qu’elles participeraient aux réunions
prévues en septembre. Soyons sérieux
dans les démarches, il n’y aura rien de
mieux à discuter dans les semaines à
venir.
Il est impensable que des
organisations syndicales dignes de ce
nom puissent se laisser entraîner dans
la collaboration de classe et
participent à ces rendez-vous
« sociaux » et par-là même
avalisent la politique du
patronat et du gouvernement à sa
botte !
Les
cheminots, les intermittents du
spectacle, les postiers, les personnels
de santé, les chercheurs, les marins de
la SNCM nous montrent le seul moyen de
discuter en position de force : La
lutte, la lutte partout sur tous les
terrains.
Beaucoup de syndicats, d’Unions
Locales, certaines Fédérations, Unions
Régionales et d’Unions départementales
de la CGT sont intervenus pour un
boycott complet et définitif de cette
conférence.
Quand il n’y a rien à discuter,
seul le rapport de force dans une lutte
de classe sans concession fera reculer
le patronat et ses valets
gouvernementaux et
ouvrira d’autres perspectives pour les
populations qui créent les richesses.
Depuis la création de
« Communistes » en 2002, nous
sommes le seul parti révolutionnaire en
France
et nous avons sans ambiguïté
pris des positions de lutte des
classes, pour de vraies
nationalisations démocratiques et la
socialisation des moyens de productions
et d’échanges de notre pays.
www.sitecommunistes.org
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