COMMUNISTES

 

 

 

Retour à l’accueil

 

N°359  Semaine du 07 au 13 juillet 2014

 

09 juillet 2014

 

Conférence «  sociale » des 7 et 8 juillet

Un demi boycott cela ne fait pas le compte

 

 

C’est à un simulacre de conférence auquel nous avons assisté. Avant, pendant et après cette comédie qu’a fait le patronat aidé par le gouvernement ?  Une fois de plus il a attaqué nos acquis sociaux, nos conventions collectives et le code du travail.

L’objectif avoué du Medef et de ses valets au gouvernement est de mettre au placard les conquêtes du programme du Conseil National de la Résistance imposé par le peuple dans le cadre de la Libération. Il ne peut y avoir de dialogue entre exploiteurs et exploités. Seule une lutte de classe acharnée fera reculer les prétentions du grand capital.

Selon les déclarations de notre ministre de l’économie Michel Sapin « notre amie c’est la finance, la bonne finance » !!! De qui se moque t-on ? Des 6 millions de chômeurs ? Des 10 millions de pauvres vivant dans notre pays ? Des 87 % d’embauches de travailleurs en CDD ?

Avant le début de cette conférence sociale, Valls s’était déjà couché à propos de la pénibilité du travail ce qui laissait présager la suites des débats.

Les patrons qu’ils soient ceux des groupes impérialistes, des grandes entreprises publiques ou privées, des PME, de l’artisanat ou du commerce,  parlent tous le même langage et exigent du gouvernement que les travailleurs soient corvéables à merci, sans aucune protection sociale digne de ce nom.

Mardi 7 juillet, l’Assemblée Nationale a adopté en 1ère lecture le projet rectificatif sur la loi de financement de la Sécurité Sociale et de santé, avec des milliards de réductions supplémentaires de cotisations  sociales pour les entreprises et des réductions drastiques sur les dépenses de santé.  Comme « dialogue social » on peut mieux faire !

La casse du Code du Travail doit s’accélérer avec comme objectif de rendre le fonctionnement de l’économie « plus souple, plus efficace » (pour qui ?), ce qui laisse présager un nombre encore plus  important de fermetures, de décentralisations, avec l’augmentation du nombre de chômeurs dans des délais encore plus ou moins longs.

Les dirigeants de la CFDT ont participé sans scrupule à toute cette conférence.  La CGT, FO, SUD et la FSU ont boycotté la 2ème journée de ce simulacre de discussions en laissant entendre qu’elles participeraient aux réunions prévues en septembre. Soyons sérieux dans les démarches, il n’y aura rien de mieux à discuter dans les semaines à venir.

Il est impensable que des organisations syndicales dignes de ce nom puissent se laisser entraîner dans la collaboration de classe et participent à ces rendez-vous « sociaux » et par-là même avalisent la politique  du patronat et du gouvernement à sa botte !

Les cheminots, les intermittents du spectacle, les postiers, les personnels de santé, les chercheurs, les marins de la SNCM nous montrent le seul moyen de discuter en position de force : La lutte, la lutte partout sur tous les terrains.

Beaucoup de syndicats, d’Unions Locales, certaines Fédérations, Unions Régionales et d’Unions départementales de la CGT sont intervenus pour un boycott complet et définitif de cette conférence.

Quand il n’y a rien à discuter, seul le rapport de force dans une lutte de classe sans concession fera reculer le patronat et ses valets gouvernementaux  et ouvrira d’autres perspectives pour les populations qui créent les richesses.

Depuis la création de « Communistes » en 2002, nous sommes le seul parti révolutionnaire en France  et nous avons sans ambiguïté pris des positions de lutte des classes, pour de vraies nationalisations démocratiques et la socialisation des moyens de productions et d’échanges de notre pays.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

Lire, enregistrer et/ou imprimer cet article au format PDF (2 pages)

 

Haut de Page

 

Envoyer cet article à un(e) ami (e)

 

 

 

 

<