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Après 51
Jours
de grève à Aubigny sur
Nère(18) , le Président de La Poste
dans un courrier du 23/07/2014, en réponse
à la fédération CGT FAPT qui
lui demande de suspendre les
réorganisations sur le plan national, écrit :« Je
peux vous assurer de
mon engagement total pour
promouvoir et faire progresser le dialogue social et
stratégique, pour écouter et
tenir compte autant que possible de vos propositions dans les
projets et pour développer cet esprit
de dialogue partout au sein de La
Poste. ». Autrement
dit, il fait la sourde oreille.
Il n’y a pas de dialogue possible
avec les directeurs locaux qui n’ont
qu’un rôle
de « démineurs ».
C’est le Président, aux ordres du
pouvoir, qui prend les décisions menant
à une
dégradation sans précédent du Service
Public, et à liquider le statut le
personnel.
51 jours de grève dans la maison
La Poste ! A qui profite ce long
conflit, sans répondre aux
revendications ? Au capital, qui
s’organise pour
casser la grève.
Après 51 jours de
grève, c’est le
retrait total et définitif du projet
d’Aubigny sur Nère (18) qui s’impose.
La Poste vient de bénéficier du
CICE, de toutes les exonérations de
cotisations sociales patronales.
Les rémunérations perçues par les
10 plus hauts dirigeants de La Poste
ont progressé de 12 % ! Mr Wahl,
Président de la Poste, dont le salaire
est normalement plafonné à 450 000
euros (dirigeant d’une entreprise
publique), a touché 736 490 euros ! Pour les
Postiers en lutte, c’est concrètement 51
jours sans salaire, il
faut rappeler que pour l’ensemble du
personnel de
La Poste les salaires sont bloqués
depuis 4 ans. Quelle honte !
Le pouvoir en place, aux ordres
du MEDEF exige l’accélération de la
privatisation de La Poste pour mieux
s’accaparer les restes d’un marché
juteux, au détriment des usagers.
Pour faire ses mauvais coups, La
Poste à un outil à sa disposition : l’accord
national interprofessionnel (ANI) signé
par CFDT, CFE-CGC. S’appuyant
sur cet accord, elle remet partout en
cause la durée du travail, les 35
heures, baisse le pouvoir d’achat des
personnels, supprime des milliers
d’emplois (5285 emplois de moins en 6 mois,
plus que l’année 2013),
s’attaque aux acquis, aux usages,
flexibilise le travail à outrance.
La Poste casse toute cohérence
du réseau acheminement et du réseau
distribution, le courrier est
aujourd’hui distribué en fonction de
l'intérêt financier des zones couvertes,
c’est ainsi qu’elle choisit les départements
ou bassins d’emplois selon leur
« rentabilité ». On voit
localement des distributions passer à 5
jours sur 7, elle tente également de
supprimer la tournée du samedi dans bon
nombre de départements français.
La question de la baisse du
trafic relayée tant par le patronat que
par des organisations syndicales
complaisantes n’est qu’un prétexte pour
continuer à « baisser le cout du
travail » et supprimer des emplois.
Dans le même temps elle augmente ses
tarifs postaux pour compenser les
pertes de volume liées à l’ouverture à
la concurrence, à l’externalisation des
activités, ce qui va inciter les
entreprises clientes à quitter La
Poste.
Pour Communistes,
livrer La Poste au capital
privé, c’est poursuivre la casse d’un
service public indispensable aux
usagers.
Communistes apporte son soutien
total à la lutte des postiers pour
qu’ils obtiennent satisfaction, stopper
la privatisation de ce qui reste du
secteur public et pour renationaliser
les secteurs décisifs de l’économie de
notre pays dont La Poste fait partie.
Communistes appelle les postiers
du Cher, les usagers à participer à
toutes les initiatives engagées par
leurs organisations syndicales.
www.sitecommunistes.org
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