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Le conseil d'État (organisation au
service du capital) dont le rôle est de
vérifier la « conformité » des lois
avec la constitution française, vient
de rejeter la proposition du
gouvernement concernant l'exonération
des cotisations sociales salariales.
La propagande gouvernementale a
présenté cette loi comme étant un moyen
d'augmenter le pouvoir d'achat des
salariés au SMIC et jusqu'à 1,3 SMIC.
Dans sa démonstration pour «
vendre » cette disposition à l'opinion,
le gouvernement a poussé très loin
l'argument consistant à faire croire
qu'il prenait en compte « les
difficultés des plus modestes de nos
citoyens ».
C'est à mourir de rire quand on
sait que ce même gouvernement n'a
jamais depuis qu’il est en place,
augmenté le SMIC.
Au contraire, il s'acharne à
démontrer que le travail est un «coût »
trop élevé et prend toute une série de
mesures en accord avec le MEDEF pour le
baisser. De plus, il a plongé 3
millions de contribuables supplémentaires
dans les difficultés par des mesures
fiscales etc…
Par contre, il a accordé
allègrement 30 milliards de cadeaux
supplémentaires aux patrons dans le
cadre du pacte de responsabilité, qui
viennent s'ajouter aux 230 milliards
annuels dont profitent pour l'essentiel
les multinationales du CAC 40. (Voir
article sur notre site du 7 août
dernier)
La loi repoussée par le conseil
d'État aurait eu pour effet selon les
calculs des « économistes » d'augmenter
les salaires des smicards d'environ 40
€ par mois (une révolution !!).
Qu'en est-il exactement ?
Confronté au mécontentement
profond (luttes nombreuses – échecs aux
élections – abstention massive – rejet
de la politique), le gouvernement
Hollande et ses alliés ont tenté de
manipuler l'opinion faisant croire
qu'ils allaient augmenter le pouvoir
d'achat des plus démunis pour plus de
« justice sociale ».
Il est nécessaire de rappeler que
les cotisations sociales salariales et
patronales sont une part de salaire non
versée aux salariés pour financer la protection
sociale (Sécurité Sociale – logement –
chômage- allocations).
Vouloir exonérer le salarié de
cette cotisation pour augmenter son
pouvoir d’achat est un leurre grossier,
une tromperie puisque qu’il utilise déjà
cette part de salaire non versée pour
sa propre protection sociale.
Le gouvernement a voulu
poursuivre un double objectif avec
cette proposition : faire taire la
colère en évitant de « pénaliser » les
entreprises et en poursuivant la casse
de la sécurité sociale.
Répétons-le encore : il n’existe
pas de « charges salariales ou
patronales », le salaire est une
rémunération (aléatoire) du
travail, dont une part est utilisée à
protéger les salariés des aléas de la
vie comme la maladie, les accidents du
travail, le chômage, l’accès au logement,
l’aide aux familles.
Concrètement le gouvernement
voulait réaliser un nouveaux
hold-up sur les salaires et supprimer
une grosse partie du financement de la
protection sociale déjà fortement
pénalisée par les exonérations accordées
aux entreprises (33 milliards par an).
L'absence de financement de
remplacement de la Sécurité Sociale que
cette loi aurait entraînée est une des
raisons (entre autre politicienne) invoquée
par le conseil d'État pour la rejeter,
mais ne doutons pas que le pouvoir va
revenir à la charge si nous le laissons
faire.
Il n’existe qu’un seul moyen pour
améliorer le pouvoir d'achat des
travailleurs et améliorer le
financement de la sécurité
sociale : c'est augmenter les
salaires comme le propose notre parti,
porter immédiatement le SMIC à 1800
euros nets par mois. Pour cela, il faut
des luttes, nombreuses et déterminées,
« Communistes » appelle à les
engager sans plus tarder.
www.sitecommunistes.org
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