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Valls venait d'officialiser sa
totale soumission au MEDEF,
Montebourg,
Hamon et quelques autres se
découvraient " frondeurs",
soudain
révoltés par la poursuite de la
politique d'austérité. Macron l'ancien
banquier associé de Rothschild, venait
d'être nommé ministre. Les
travailleurs se
demandaient comment ils allaient
financer la rentrée scolaire de leurs
enfants, payer
leurs impôts augmentés, leurs loyers,
les soins etc. quand une fois de plus
Marine Le Pen s'est présenté comme le
seul recours avec le Front National.
Ce " troisième fer au
feu" du capital, avec la
droite et les socialistes, est bien
en effet le recours possible du
capital. Elle a de nouveau revêtu son
costume d'ami du peuple, de défenseur
du pauvre et de l'opprimé, du petit
contre les gros. Elle affirme :
"les Français sont prêts à
renverser le système", elle les y
aidera. Quel " système" ? Le
système capitaliste ? Certainement pas !
Elle le dit d'ailleurs elle-même :
"Nous ne remettons pas en cause
l'économie de marché ni la concurrence
". Le fondement même de son
programme elle se garde bien de le révéler
tant il lui est
dicté par les
capitalistes.
Empruntant
tant à l'UMP qu'au PS, elle s'en
distingue surtout par le verbe,
feignant de vouloir mettre les grandes
sociétés multinationales au pas mais ne
proposant rien dans ce sens. Par
contre, elle veut supprimer l’impôt sur
la fortune (ISF), elle sait de quoi
elle parle....Son leitmotiv
: tout le mal vient de l'immigration, supprimons
tous les droits des travailleurs
étrangers et tout ira mieux. Cet
argument, outre les ravages qu'il a
fait dans beaucoup d'esprits est
totalement aberrant : les travailleurs
immigrés participent à hauteur de 13
Milliards par an à la richesse sociale
collective, leurs employeurs
capitalistes le savent, ils
travaillent et cotisent comme les
autres mais se soignent moins et
meurent plus jeunes. .
Comme les gouvernants PS ou
UMP,
elle aussi veut faire des "
économies" sur le dos du peuple.
Un exemple : elle
entend faire de la protection sociale
une affaire de responsabilité
individuelle, chacun s'assure comme il
peut et ça engraisse le capital. Ce
serait la fin du principe même de la
Sécurité sociale dont elle achèverait
la destruction.
Sortir de l'UE, de la zone euro,
réévaluer la monnaie etc. autant de
faux arguments pour masquer que ce
parti est bien un outil à la
disposition du capital. Celui-ci ne
verrait aucun inconvénient à ce que le
FN participe au gouvernement sous une
forme ou sous une autre tant avec les
uns qu'avec
les autres. Il est prêt pour cela à
mettre en place toutes les
configurations politiques pour garantir
ses profits. Cette éventualité n'est
pas exclue, elle peut d'autre part
préparer les esprits à une nouvelle manœuvre
politique
du type " plutôt Sarkozy ou plutôt
Hollande ou X ou Y que le FN".
Tout ça pour continuer la même
politique.
La
seule ligne de partage passe entre ceux
qui
s'inscrivent dans le capitalisme
en l'ornant peu ou prou d'oripeaux
différents et ceux qui veulent le
détruire pour construire une société
libérée de son emprise, une société
socialiste au service exclusif de ceux
qui
produisent les richesses par
leur travail. Cela
commence par la nationalisation des
moyens de production et d'échanges. Il
n'y a pas de troisième voie. Il n'y a
pas non plus d'autre voie que celle de
la lutte contre le capital, c'est ce à
quoi Communistes œuvre partout, dans
les entreprises et les quartiers.
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