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N°367 Semaine du 01 au 07 septembre 2014

 

04 septembre 2014

 

Le capital peut compter sur Marine Le Pen

 

 

Valls venait d'officialiser sa totale soumission  au MEDEF,  Montebourg, Hamon et quelques autres se découvraient " frondeurs", soudain  révoltés par la poursuite de la politique d'austérité. Macron l'ancien banquier associé de Rothschild, venait d'être nommé ministre. Les travailleurs  se demandaient comment ils allaient financer la rentrée scolaire de leurs enfants,  payer leurs impôts augmentés, leurs loyers, les soins etc. quand une fois de plus Marine Le Pen s'est présenté comme  le seul recours avec le Front National.

Ce " troisième fer au feu" du capital, avec  la droite et les socialistes, est  bien en effet le recours possible du capital. Elle a de nouveau revêtu son costume d'ami du peuple, de défenseur du pauvre et de l'opprimé, du petit contre les gros. Elle affirme : "les Français sont prêts à renverser le système", elle les y aidera. Quel " système" ? Le système capitaliste ? Certainement pas ! Elle le dit d'ailleurs elle-même : "Nous ne remettons pas en cause l'économie de marché ni la concurrence ". Le fondement même de son programme elle se garde bien de le révéler tant  il  lui est dicté par les  capitalistes.

 Empruntant tant à l'UMP qu'au PS, elle s'en distingue surtout par le verbe, feignant de vouloir mettre les grandes sociétés multinationales au pas mais ne proposant rien dans ce sens. Par contre, elle veut supprimer l’impôt sur la fortune (ISF), elle sait de quoi elle parle....Son  leitmotiv : tout le mal vient de l'immigration, supprimons tous les droits des travailleurs étrangers et tout ira mieux. Cet argument, outre les ravages qu'il a fait dans beaucoup d'esprits  est totalement aberrant : les travailleurs immigrés participent à hauteur de 13 Milliards par an à la richesse sociale collective, leurs employeurs capitalistes le savent,  ils travaillent et cotisent comme les autres mais se soignent moins et meurent plus jeunes. .

Comme les gouvernants PS ou UMP,  elle aussi veut faire des " économies" sur le dos du peuple. Un exemple :  elle entend faire de la protection sociale une affaire de responsabilité individuelle, chacun s'assure comme il peut et ça engraisse le capital. Ce serait la fin du principe même de la Sécurité sociale dont elle achèverait la destruction.

Sortir de l'UE, de la zone euro, réévaluer la monnaie etc. autant de faux arguments pour masquer que ce parti est bien un outil à la disposition du capital. Celui-ci ne verrait aucun inconvénient à ce que le FN participe au gouvernement sous une forme ou sous une autre tant avec  les uns  qu'avec les autres. Il est prêt pour cela à mettre en place toutes les configurations politiques pour garantir ses profits. Cette éventualité n'est pas exclue, elle peut d'autre part préparer les esprits à une nouvelle manœuvre  politique du type " plutôt Sarkozy ou plutôt Hollande ou X ou Y que le FN". Tout ça pour continuer la même politique.

 La seule ligne de partage passe entre ceux qui  s'inscrivent dans le capitalisme en l'ornant peu ou prou d'oripeaux différents et ceux qui veulent le détruire pour construire une société libérée de son emprise, une société socialiste au service exclusif de ceux qui  produisent les richesses par leur travail.  Cela commence par la nationalisation des moyens de production et d'échanges. Il n'y a pas de troisième voie. Il n'y a pas non plus d'autre voie que celle de la lutte contre le capital, c'est ce à quoi Communistes œuvre partout, dans les entreprises et les quartiers.

 

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