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N°371 Semaine du 29 septembre au 05 octobre 2014

 

02 octobre 2014

 

Good Year : la lutte continue

 

 

 La CGT exige de voir le projet TITAN

Vendredi 26 septembre, plus de 400 Good Year se sont retrouvés dès 5h. du matin, pour bloquer la zone industrielle Nord Amiens, afin de se rappeler au bon souvenir de la nouvelle préfète de région et de rappeler les promesses gouvernementales non tenues.

 

Depuis 8 mois que les lettres de licenciements sont arrivées, il n’était plus possible pour le syndicat CGT de rencontrer qui que ce soit pour évoquer les innombrables problèmes toujours en attente actuellement. Alors que depuis des mois il n’y avait jamais de créneau horaire possible pour recevoir les représentants des salariés, comme par hasard ce 26 septembre, une délégation était conviée à 8h. du matin en préfecture. Malgré les cohortes, de cars de CRS grillagés, disséminées aux alentours de la zone industrielle, les Good Year toujours responsables dans leur lutte, ont su éviter les habituelles provocations policières.

 

La rencontre avec la nouvelle préfète a débuté dans un « climat tendu » alors que la nouvelle représentante gouvernementale trouvait « lamentable » que les Good Year continuent de faire la une des journaux et disait  que le soi-disant repreneur serait déçu que les Good Year soient « encore » en mouvement. 

 

Mickaël Wamen, secrétaire du syndicat CGT, a affirmé que depuis le 23 janvier, c’était la 1ère fois qu’il était possible de rencontrer une personne représentant l’état et que comme d’habitude c’étaient les salariés qui sont venus chercher ce rendez-vous.

 

Trois point ont été abordés lors de la réunion. Les salariés exigent des réponses rapides :      

1-Concernant la soi-disant reprise de l’activité agraire de TITAN dirigée par l’américain Taylor « ami » de Montebourg qui a été remercié du gouvernement Valls2, plus de 330 emplois sont en suspens dans ce projet. A noter que le « grizzly » Taylor, en bon ultra, attendrait que les élus du personnel soient rayés des effectifs (réponse de l’inspection du travail dans 15 jours.

2) Sur le plan de « revitalisation » de plus de 6 millions d’euros, auquel le syndicat CGT souhaite être associé afin d’éviter les « dérives » habituelles afin que l’argent des Good Year, récupéré sur la sueur des salariés,  soit utilisé pour l’emploi et non pour « revitaliser » des entreprises fantômes. La question reste posée : pourquoi mettre des millions d’euros dans des projets « aléatoires » alors qu’il  aurait été plus simple de garder les emplois existants ?        

3) Les militants de la CGT ont également exigé une prolongation d’au moins 6 mois des congés de reclassement ; la SODIE étant jugée « peu performante », moins de 5 % d’emplois (et quels emplois !!) ont été recensés sur 1.143 licenciements, pour une prestation de 30 millions d’euros. Comme le disent les salariés, cela fait cher au kilo et le compte n’y est pas. Devant la détermination des salariés et de leur syndicat CGT, la préfecture s’est engagée à « informer les représentants des salariés sur le suivi du dossier et la reprise éventuelle du site ». La demande de rendez-vous aux Ministères du Travail et de l’Economie a aussi été transmise.

8 mois après l’officialisation de la fermeture de l’usine, les Good Year ont fait voir qu’ils existaient et que la lutte continue.

 

Après ces retrouvailles, les Good Year se sont promis d’aller chercher les réponses à qui de droit. D’autres actions à tous les niveaux sont prévues afin de mettre la pression sur le gouvernement MEDEF Hollande et Valls2.

 

Communistes réaffirme son soutien sans réserve aux Goor Year. Avec eux nous disons que seule la convergence de toutes les  luttes pourra faire reculer le capitalisme qui broie les peuples.

 

Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent.

 

www.sitecommunistes.org

 

 

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