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COMMUNISTES |
N°373 Semaine du 13 au 19 octobre 2014
13 octobre 2014
A l’appel de la CGT
Le 16 Octobre, défendons partout la Sécurité
Sociale
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Les
gouvernements successifs UMP ou socialistes suivent la même logique
capitaliste. En faisant miroiter la sauvegarde de notre protection sociale
ils en sapent les fondements, glissant
sûrement vers une logique assurantielle privée au service du capital.
Prenons pour exemple le groupe Malakoff / Médéric complémentaire santé,
le président en est Guillaume Sarkozy !!! Et oui, le frère, il n’y a pas
de petit profit dans la famille. Ce sont les salariés qui trinquent sous
couvert de la réduction du « déficit » et le
retour à l’équilibre des comptes du budget de la Sécurité Sociale. Les
pouvoirs successifs parlent de dérives des
dépenses de santé alors que les assurés constatent journellement une baisse
régulière des remboursements. Toutes les
mesures prises sonnent le glas de la Sécurité Sociale universelle et
solidaire et contribuent à creuser les inégalités sociales. Le gouvernement
programme 4,4 milliards de réduction des dépenses ainsi que 4,2 milliards de
recettes nouvelles. Dans les deux hypothèses se sont les assurés actifs et
retraités qui sont mis à contribution. La finalité reste la généralisation
des complémentaires santé qui obligatoirement découlera sur une protection
sociale à deux vitesses. La Sécurité Sociale n’est pas malade de trop de dépenses mais d’un
manque de recettes. 100 000 chômeurs en moins, c’est 1 milliard de cotisations sociales
en plus. Chaque année les entreprises sont exonérées par le gouvernement de
30 milliards de cotisations sociale employeurs. La Sécurité
Sociale est financée par le salaire « indirect » pris sous forme de
cotisations sociales proportionnelles au salaire direct du salarié. Réduire les cotisations sociales sous
prétexte de réduire « les
charges » de l’entreprise c’est détourner une partie du salaire
du travailleur. Détourner ce salaire différé c’est toujours donner plus
d’argent aux actionnaires, aux spéculateurs, c’est la privatisation et la fin
des droits acquis de haute lutte par les salariés. Le « déficit »
de la Sécurité Sociale vient du montant des exonérations patronales, un
véritable détournement décidé par l’état et le MEDEF. Le patronat
via le gouvernement à sa solde en veut toujours plus, c’est la loi du
capitalisme, ils n’en ont jamais assez. C’est
pourquoi à COMMUNISTES nous disons « il faut agir ». Le 16 octobre doit être le tremplin pour
d’autres luttes, pour que les salariés ne paient plus pour les profits
maximums accordés aux groupes capitalistes. Communistes
affirme que des solutions existent : - Retour au
plein emploi, combattre la précarité et le chômage, augmenter le pouvoir
d’achat des salaires et des retraites c’est des recettes en plus pour la
Sécurité Sociale. - La 1ère
Sécurité Sociale c’est d’avoir un travail décemment rémunéré. - Valoriser
le travail, le transformer et améliorer les conditions de travail pour la
santé des travailleurs ; Les problèmes de santé liés au travail coûtent
80 milliards d’euros par an. - Garantir
et maintenir un financement sur le travail par les cotisations sociales. - Stopper
immédiatement et faire rembourser les exonérations de cotisations sociales
accordées aux employeurs. - Soumettre
à cotisations sociales les revenus financiers des entreprises à hauteur des
cotisations salariales. Seule la
lutte unie des salariés de notre pays permettra le maintient d’une Sécurité
Sociale solidaire afin de répondre aux besoins vitaux de la population de
notre pays. Une fois de plus, remarquons l’absence de la CFDT et de FO… à
cette journée d’action. Communistes
s’inscrit dans toutes les luttes, toutes les manifestations, toutes les
grèves nécessaires pour reconquérir les valeurs de la Sécurité Sociale. Pour
financer les réponses aux besoins de tous, il faut récupérer les richesses
produites par les travailleurs et accaparée par le patronat capitaliste. |
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