N°375 Semaine du 27 octobre au 02
novembre 2014
25 octobre
2014
L’intérêt
national ils s’en moquent ! Le leur avant tout "
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La casse de
l'emploi ça suffit C'est
au nom la « compétitivité » c’est-à-dire des profits et
dividendes que
sont sacrifiés les travailleurs de FENWAL,
Châtre (dans l’Indre) de 461 salariés. La course aux
profits atteint un niveau jamais égalé et va en s’amplifiant. La mise à sac
systématique par le capital de secteurs entiers de notre économie, s’accélère
avec les délocalisations de production vers les pays à bas coûts. Pour le
capital, le seul objectif est d’augmenter sans cesse le taux de profit et
d’organiser la casse économique et industrielle afin de distribuer des
dividendes de plus en plus haut aux actionnaires. Sous
prétexte que le marché des poches de
transfusion sanguine "est en recul
constant en Europe. Les prix ont baissé de 25% en trois ans et [que] les
concurrents produisent à moindre coût ", la direction de
FENWAL France à annoncé l'arrêt de la production des poches de sang par
l'usine de La Châtre et la suppression de 338 emplois sur les 461 de
l'entreprise, soit 75% des effectifs. FENWAL France est une filiale du Géant allemand FRESENIUS qui emploie 178 000 personnes avec des sociétés
affiliées dans plus de 160 pays et dont le chiffre
d'affaires en
2013 s'élevait à 20 300 millions d'€ et les bénéfices à 926 millions
d'€ Dans
son rapport annuel d'activité 2013 le groupe annonçait d'excellent
résultats financiers : 224,6 millions de dividendes versés aux actionnaires.
Le rendement annuel moyen des actions est de 27%. Pour 2014 les mêmes
"excellents résultats" sont attendus : "nous avons proposé à
nos actionnaires d'augmenter le dividende de 14%". FENWAL a bénéficié de l'aide l'Etat sous forme de
primes pour l'aménagement du territoire. Depuis 21 ans les bénéfices ont
régulièrement augmenté. Aucun investissement n'a été fait pour moderniser
l'entreprise et la rendre « compétitive ». La production de poches de sang est sans
doute beaucoup plus rentable à Porto Rico, en République Dominicaine ou à Bir
Dressen (1) en Tunisie, pays où la main d'œuvre est à
bas coût et où les profits sont plus juteux. La fermeture du pôle production de poche de transfusion de l'usine de La Châtre est une menace
sur l'ensemble du site. Qu'adviendra-t-il de la seule activité conservée
lorsque le contrat prendra fin en 2017? Pour augmenter ses bénéfices, satisfaire aux
exigences des actionnaires FRESENIUS sacrifie une production, un bassin
d'emploi. On ne négocie pas la casse de l'emploi, on la
combat. Seule la lutte, la mobilisation de tous les arrêtera. Il faut
maintenir l'activité de l'usine de La Châtre. Notre parti «Communistes» soutient les salariés de l'usine
FENWAL de La Châtre qui refusent les licenciement massifs programmés par
FRESENIUS. (1)
J.-L. Marceau est directeur des sites de La Châtre-Lacs et de Bir Dresssem. |
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